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Naître humain naître aux liens

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Naître humain naître aux liens
2021 | 09

Comment devient-on soi ? Comment le nouveau-né développe-t-il son identité ?
Les interactions entre l’/les adulte(s) donneur(s) de soin(s) et le tout-petit sont essentielles dans ce processus. Mais avec l’invasion des technologies numériques dans nos vies, elles peuvent perdre en qualité et le fragiliser. Prendre conscience de ce phénomène nous donne les clés pour les préserver.

Par Christine Acheroy

Mots clés : naissance et tout-petits, parentalité et familles, technologies numériques

Naître humain, naître aux liens



Quand je pense au bébé,
je le vois maintenant dans une sorte de soupe.
Une soupe faite des désirs, des affects, des pensées,
des mouvements de ceux qui l’entourent.
C’est l’environnement qui va lui donner les éléments
pour construire son esprit lui-même [1].


Comment devient-on soi ?
Comment le nouveau-né développe-t-il son identité ?

Pour Stern [2], le « sens de soi » du tout-petit émerge des interactions sociales et évolue dans un « processus continu centré sur le sens de soi-et-de-l’autre, qui s’enrichit au fil des expériences subjectives vécues dans les relations [3] ». Ce processus serait déjà actif dans la période prénatale [4], mais à la naissance il prend une autre dimension.

Naître aux liens : imiter, s’accorder

L’enfant naît. Il a déjà une conscience réceptive aux états subjectifs des autres personnes. Très vite, il cherche à interagir avec celles qui l’entourent [5]. Il préfère les visages humains à n’importe quel autre objet [6]. Trente minutes seulement après sa naissance, il·elle est déjà capable d’imiter les mimiques faciales de l’adulte donneur de soins [7] : tirer la langue, bailler… Le petit humain vient donc au monde avec un désir d’entrer en relation et des aptitudes uniques à l’échange [8]. Et c’est tout naturellement avec son donneur de soins qu’il entre en communication, d’abord par imitation [9]. Très vite aussi, c’est le regard de ce dernier qui l’attire, peut-être parce que « dans le même moment où il se voit dans les yeux de sa mère qui le regarde, il l’aperçoit le contempler [10] ».

Peu à peu, un espace d’échange de plus en plus riche se développe entre l’enfant et l’adulte. Il prend appui sur une relation corporelle mais aussi à travers le partage – au niveau mental – de l’expérience vécue entre eux [11]. La relation physique, par le toucher, le portage corps à corps, ou lors des moments de soins – le bain, l’habillement ou le change … – permet un dialogue « tonico-émotionnel [12] » à travers lequel l’adulte peut offrir à l’enfant un toucher sûr de lui, affectueux, attentif et réactif à ce que l’enfant vit dans le moment – empathique. Elle s’entremêle donc avec une relation psychique faite d’attention, de partage affectif et émotionnel qui permet à l’adulte d’accompagner les émotions, parfois fortes, de l’enfant. Le regard et la voix, avec ses rythmes et sa musicalité [13] en sont des canaux essentiels. L’enchevêtrement cohérent de ces deux faces de la relation – physique et psychique – offre un contexte « contenant » qui, quand il est bienveillant, rassure, sécurise l’enfant [14] et dans lequel peut s’épanouir son désir de communiquer.

La communication intersubjective entre l’adulte donneur de soins et l’enfant est donc « toujours enracinée dans le vaste univers de la communication implicite, non verbale, affective [15] ». L’adulte organise (inconsciemment) cette communication sous forme de « dialogue », en laissant à l’enfant des espaces temporels où il peut s’exprimer [16]. Le bébé communique de manière motrice et vocale et l’adulte réagit en l’imitant [17], interprétant et traduisant verbalement les signes perçus [18]. Pour Marie-Christine Laznik [19], ce récit a une dimension musicale et poétique, porteuse de valeurs affectives, tout à fait supérieure à la représentation de mots qui peuvent être quelconques [20]. Car pour le nouveau-né, comme pour tout individu, communiquer n’est pas nécessairement faire référence à une réalité, mais peut aussi décrire la vitalité d’un contact humain [21]. Mais si elle n’est pas toujours référentielle, la communication est par contre toujours intentionnelle [22]. Par exemple, chez le nourrisson, elle est parfois motivée par la recherche d’un état émotionnel positif avec son donneur de soins, favorisant un sentiment de sécurité et un stress réduit [23]. Réciproquement, le bébé, même s’il n’a pas encore accédé au langage, comprend déjà et privilégie – comme l’adulte – l’intention de l’autre plutôt que l’acte. C’est pourquoi il ne réagit pas de la même manière avec un humain et un robot [24].

La communication entre individus est également anticipative – elle intègre l’information recueillie par les sens – et permet des comportements adaptatifs [25]. En ce sens, elle ouvre au partage et à la sociabilité. D’ailleurs, quand un nourrisson désire engager une protoconversation [26] avec son parent et le communique, cette demande peut être reconnue et entraîner une réponse de n’importe quelle autre personne, y compris un bébé du même âge [27].

Partager le sens de l’expérience

Jusque vers neuf ou dix mois, l’enfant interagit avec les personnes et avec les choses de façon disjointes. Mais ensuite, ses interactions deviennent médiatisées par des objets. L’enfant montre du doigt une chose pour que l’autre y fasse attention. Cette attention conjointe vis-à-vis d’un objet ou d’une activité engage l’enfant et l’adulte dans un processus commun, sélectif, où l’évènement se construit dans la communication avec l’autre. Les choses acquièrent alors un sens partagé ; elles se culturalisent [28]. Ce partage d’expérience et de sens, qui émerge avec la parole de l’enfant, facilite la coopération et la synchronisation [29]. Il stimule également l’intérêt de l’enfant pour le monde qui l’entoure : « plantes, animaux, configurations du terrain, variation du temps qu’il fait, saisons (etc.) s’intègrent ainsi dans le paysage mental et culturel [30] ». Ce partage d’expérience et de sens peut également concerner des ressentis émotionnels, car vers un an, l’enfant comprend que ceux-ci peuvent être partagés avec autrui.

La communication intersubjective autour des choses, des ressentis et des évènements amène l’enfant à la conscience réflexive et sans doute aussi à l’empathie, puisqu’elle se fonde sur cette « aptitude de sentir les autres, différents de soi, tout en étant capable d’avoir ou de concevoir un état mental semblable au leur [31] ». Par ailleurs, en construisant un sens partagé sur ce que les choses ou les évènements sont ou devraient être, elle fonde aussi une moralité [32].

Naître à soi en se racontant aux autres

Plus tard, l’accès au langage (et à la pensée) facilite chez l’enfant le développement d’une identité propre, notamment par le fait de se raconter [33]. Se raconter n’est d’ailleurs pas un acte lié uniquement au langage, c’est un acte qui prend place dans l’interaction sociale – au départ, familiale. C’est d’abord là que « l’enfant apprend dans l’interaction quel sens donner aux événements, quels éléments de l’expérience sociale sont pertinents à raconter et comment les raconter, quelles expériences peuvent être partagées et lesquelles ne peuvent pas l’être [34] ». Il y a ainsi une influence « culturelle » sur la narration qui va influencer la construction du « Soi » chez l’enfant [35] ; un soi qui n’est donc pas « donné » mais le résultat d’une construction intersubjective [36]. Ainsi, se raconter n’est, dès lors, pas seulement un acte d’individualisation, c’est aussi un acte d’appartenance [37]. Car les enfants qui racontent un évènement, selon la réaction qu’ils reçoivent de l’adulte [38] ou des pairs, font un apprentissage différent du sens et de la valeur des choses. Une vision du monde se co-construit à travers l’élaboration narrative du bébé en dialogue avec ses proches. Elle n’est pas sans impact sur sa manière d’être et de se voir au monde.

Cette description des processus d’interaction et de communication entre un bébé et son donneur de soins nous a permis de montrer comment, à travers eux, se développe chez le bébé, un sens de « Soi » en même temps qu’un sens partagé du monde. Dans ces interactions, les échanges de regards, de « paroles » et de toucher sont importants car ils permettent de créer un espace de reconnaissance et d’intimité partagée qui nourrit chez l’enfant le désir de communiquer. Partager des émotions et du sens est nécessaire, non seulement pour le bien-être du bébé, mais aussi, comme évoqué plus avant, du point de vue de son développement, de sa construction identitaire et de son rapport au monde.

Naître à l’ère du numérique

Aujourd’hui, l’essor fulgurant des technologies de la communication et des dispositifs associés – smartphones, tablettes, etc. – a induit, sur une temporalité très courte, un changement radical dans nos manières de les utiliser mais aussi d’entrer en relation. Comment cela affecte-t-il les processus d’interactions entre un donneur de soins et son bébé ?

Le bébé vient de voir affichée, sur le mur de la station de métro, une publicité montrant un sympathique labrador. Le petit cherche à communiquer son enthousiasme à sa mère par un gazouillis animé : il se redresse sur la poussette et lâche sa tétine. Il n’a pas encore l’âge de parler mais s’exprime avec les moyens du bord. La jeune femme lui fait face, le visage incliné sur son portable, qu’elle manipule de ses pouces agiles. Elle répond au bambin joyeux d’un sourire mécanique et replonge dans son écran. Alors le nourrisson s’éteint : son sourire s’affaisse, et l’étincelle de ses yeux s’évanouit, il s’enfonce dans son siège et tète à nouveau [39].

Les dispositifs numériques mobilisent de l’attention et de la disponibilité chez leurs usagers. Ils peuvent ainsi les mener à avoir une attitude de « présence absente [40] » dans leurs interactions sociales : physiquement, ils·elles sont présent·e·s, mais leur esprit est ailleurs. Il en résulte des interruptions dans l’interaction sociale [41]. Des chercheurs ont ainsi montré que ces technoférences, lorsqu’elles ont lieu dans les interactions entre parents et enfants et relèvent d’un usage « problématique » des technologies par les parents [42], induisent des problèmes comportementaux chez les enfants [43].

L’enfant tente d’attirer l’attention du parent absent psychiquement. Mais quand il n’y arrive pas, il se retire alors de la relation (par exemple, le bébé détourne le regard, agrippe quelque chose…). Ce schéma comportemental, chez les tout-petits, a été observé depuis longtemps à travers les expériences du visage impassible (Still face [44]). Lors de celles-ci, une maman qui interagit avec son bébé interrompt la communication et se fige soudainement. Elle est là, mais sans être là… Le bébé est surpris, il essaie – sans succès – d’attirer l’attention de sa mère, puis se replie sur lui-même. Quand, après un moment, la mère revient vers l’enfant, la reprise de contact est difficile pour les deux parties : elle est marquée par une tonalité émotionnelle moins joyeuse qu’en début de séance [45].

D’autres expériences entre un bébé et son donneur de soin, appelées de la « double vidéo [46] », ont par ailleurs montré que si l’adulte réagit avec un peu de retard dans un « dialogue » avec l’enfant, « cette asynchronie indispose beaucoup le bébé, qui tourne la tête et se met à pleurer [47] ».

Ces exemples montrent comment des absences (psychiques), des interruptions ou des désynchronisations dans la communication entre un donneur de soin et son bébé perturbent et indisposent ce dernier en même temps qu’elles rendent plus difficile la reprise de l’interaction entre les deux parties. Par ailleurs, sur un temps plus long, si l’expérience de communication « réussie » rend tolérable au bébé le fait d’être seul un moment, si elle l’aide à ressentir sa capacité à agir sur l’environnement et le mène à des expériences plus complexes et au désir de nouveauté [48], l’expérience frustrée, comme expérience « faillie », ne fragiliserait-elle pas ces processus ?

« Un bébé déçu de ne pas obtenir ce qu’il souhaite, est-ce si grave ? » questionnent Marylin Corcos et Brigitte Bergmann [49]. Et de répondre : « lorsque ces occasions ratées se répètent trop souvent, des dizaines de fois par jour, elles se transforment en pertes ».


À la longue, les tentatives d’interaction déçues de l’enfant vis-à-vis de son donneur de soin mèneraient l’enfant à une position de repli et réduiraient les forces vives de sa personnalité [50].

Naître humain par les liens

Durant les millénaires qui nous ont précédés, les parents ont probablement toujours regardé et « dialogué » avec leur bébé. Sans doute parce qu’elles·ils savaient que leur enfant se construirait par ce regard – en les voyant le regarder et le rêver [51] –, et par ces échanges de vocalises et de paroles teintées d’émotions, d’affectivité et de sens.

Mais depuis quelque temps quelque chose a changé. Un tiers s’est immiscé entre nous, mais aussi entre nos bébés et nous : l’écran.

Happés par lui, nos interactions perdent en qualité, ce qui peut faire souffrir nos bébés. Car pour eux, être en relation n’est pas seulement un désir, c’est aussi un besoin ; une condition pour entrer dans le monde, grandir avec lui et s’épanouir [52].

Laissons un (long) moment nos écrans éteints.

Soyons disponibles à nos bébés ! Soyons attenti·f·ves au moment présent, à ce qu’ils·elles vivent… Regardons-les et réagissons à leurs « paroles » et gestes !

Offrons-leur, à travers nos interactions avec eux, « une soupe » riche de nutriments, pour qu’ils puissent acquérir ce « sens humain [53] » dès leur naissance, se construire et refaire le monde avec nous et après nous.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles



Licence Creative Commons
Naître humain, naître aux liens de Christine Acheroy est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.



[1STERN, Daniel, 2005. « Le désir d’intersubjectivité. Pourquoi ? Comment ? ». Psychothérapies [en ligne]. 2005/4 (Vol. 25), p. 216. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2005-4-page-215.htm

[2Daniel Stern (1934 – 2012). Pédopsychiatre, professeur de psychologie, a développé un regard novateur sur les bébés et est l’auteur de plusieurs livres à ce sujet.

[3GOLDBETER-MERINFELD, Édith, 2005. « Attachement et Intersubjectivité : premiers liens de l’enfant. Introduction ». In : Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux [en ligne]. 2005/2 (no 35), p. 6. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-cahiers-critiques-de-therapie-familiale-2005-2-page-5.htm

[4Des recherches montrent que les nouveaux-nés préfèrent un énoncé dans leur langue maternelle plutôt que dans une langue étrangère. Par ailleurs, ils choisissent de préférence le passage de prose que leur mère leur lisait dans les six dernières semaines de grossesse, plutôt qu’un autre passage de prose lu par elle ; ils préfèrent le passage connu même si c’est une autre voix qui le lit. Source : LAZNIK, Marie-Christine, 2010. « Langage et communication chez le nourrisson avant trois mois ». In : La Naissance : Histoire, Cultures et Pratiques d’aujourd’hui. (Coord. René Frydman et Myrim Szejer). Paris, Editions Albin Michel, 2010. Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.researchgate.net/publication/317349244_Langage_et_communication_chez_le_nourrisson_avant_trois_mois

[5TREVARTHEN, Colwyn, AITKEN, Kenneth J,. 2003. « Intersubjectivité chez le nourrisson : recherche, théorie et application clinique ». Devenir [en ligne]. 2003/4 (Vol. 15), p. 312. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-devenir-2003-4-page-309.htm

[6APTER, Gisèle, 2008. « Regarde-moi, je te regarde, et pourtant le sais-tu ? Le regard en face-à-face mère-bébé dans le paradigme du Still Face ». Enfances & Psy [en ligne]. 2008/4 (n° 41), p. 24. [Consulté le 30 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2008-4-page-23.htm

[7STERN, 2005, p. 217.

Par le terme « donneur de soin », nous désignons la mère, le père ou toute autre personne qui représente une/la figure principale d’attachement de l’enfant.

[8LYONS-RUTH, Karlen, 2005. « L’interface entre attachement et intersubjectivité : perspectives issues de l’étude longitudinale de l’attachement désorganisé ». Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux [en ligne]. 2005/2 (no 35), p. 64. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-cahiers-critiques-de-therapie-familiale-2005-2-page-61.htm

[9Source : STERN, 2005, p.217.

[10WINNICOT, 1971. D’après APTER, 2008, p. 24.

[11Ce que l’on nomme l’intersubjectivité. Pour Stern, cette expérience peut être « quelque chose d’affectif, de cognitif, une sensation de mouvements […] Ces personnes pourraient dire : ’Je sais que tu sais que je sais’ ou ’je sens que tu sens que je sens’ et se trouver en symétrie à cet égard ». STERN, 2005, p. 215.

[12Terme proposé par Julian de Ajuriaguerra, faisant référence au « reflet des états émotionnels des deux partenaires avec la possibilité d’une transmission de l’un à l’autre, en particulier chez le bébé, et dès le plus jeune âge ». BACHOLLET, Marie-Sophie, MARCELLI, Daniel, 2010. « Le dialogue tonico-émotionnel et ses développements ». Enfances & Psy [en ligne]. 2010/4 (n° 49), p. 14. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2010-4-page-14.htm

[13Pour plus d’infos sur le mamanais et la musicalité communicative, voir : FANIEL, Annick, 2016. « Le langage et la communication chez le tout-petit ». Centre d’Expertise et de Ressources pour l’Enfance (CERE) [en ligne]. 2016/10, p.3. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/10_langage_tout_petit_def_.pdf

[14WINNICOTT parle de holding et de handling. Pour plus d’info sur ces concepts, voir : JOLY, Vincent, 2018. « Donald Winnicott : qu’est-ce que le holding ? ». Cabinet psy enfant [en ligne]. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://psy-enfant.fr/holding-donald-winnicott/

[15FIVAZ-DEPEURSINGE, Élisabeth, 2005. « La communication intersubjective du bébé dans le triangle primaire ». Psychothérapies [en ligne]. 2005/4 (Vol. 25), p. 235-236. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2005-4-page-235.htm

[16LAZNIK, Marie-Christine, 2010. « Langage et communication chez le nourrisson avant trois
mois ». In : La Naissance : Histoire, Cultures et Pratiques d’aujourd’hui. Paris, Albin Michel. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.researchgate.net/publication/317349244_Langage_et_communication_chez_le_nourrisson_avant_trois_mois

[17_ DAYAN, Jacques, ROCHETTE-GUGLIELMI, Joëlle, 2012. « La fonction imitante chez le bébé : de Mimesis à Cupidon ». Le Carnet PSY [en ligne]. 2012/5 (N° 163), p. 50-53. [Consulté le 16 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2012-5-page-50.htm

[18_ FERREIRA, Silvia, 1995. D’après LAZNEK Marie Christine. Voir également FANIEL, Annick, 2016.

[19_ Psychanalyste et psychologue spécialisée dans les relations parents bébés et l’autisme chez les nourrissons.

[20_ LAZNIK, 2010, p. 2.

[21_ TREVARTHEN, AITKEN, 2003, p. 328.

[22_ TREVARTHEN, AITKEN, 2003, p. 314.

[23_ LYONS-RUTH, 2005, p. 67.

[24_ STERN, 2005, p. 217. Une recherche avec des bébés d’un an a montré qu’ils réalisaient l’acte d’une personne qu’ils n’avaient pas vu faire (acte failli) mais dont ils avaient interprété l’intention. Dans la même expérience, les chercheurs ont aussi utilisé un robot à la place de la personne réalisant l’acte failli, mais les enfants n’ont pas réalisé l’acte comme précédemment, car à leurs yeux, le robot n’a pas d’intentions.

[25_ TREVARTHEN, AITKEN, 2003, p. 311.

[26_ Discours non nécessairement verbal, régulé par des affects dynamiques relationnels et un sens « narratif » de sentiments et d’intérêts divers. L’adulte et le bébé peuvent échanger des sons, des expressions faciales ou des gestes. Ils le font avec une régularité prédictible, parfois sur un mode synchronique, le plus souvent en alternant sur un tempo régulier. Il s’agit de « co-créations du bébé et de l’adulte, chacun étant capable de prévoir avec exactitude ce que l’autre fera ». TREVARTHEN, 2004. Selon LAZNIK, 2010, p. 3.

[27_ TREVARTHEN, AITKEN, 2003, p. 317.

[28_ FLAHAULT, François, 2015. « De la vie en société à la vie dans la culture ». L’Homme [En ligne]. 214 | 2015. [Consulté le 19 août 2021]. Disponible à l’adresse :

http://journals.openedition.org/lhomme/23829

[29_ FLAHAUT, François, 2015. § 13.

[30_ FLAHAUT, François, 2015. § 16.

[31_ STERN, selon GOLDBETER-MERINFELD, 2005, p. 6.

[32_ STERN, 2005, p. 216.

[33_ GOLDBETER-MERINFELD, 2005, p. 8 - 9.

[34_ FAVEZ, Nicolas, FRASCAROLO-MOUTINOT, France, 2005. « La construction de l’identité de soi dans la famille ». Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux [en ligne]. 2005/2 (no 35), p. 52. [Consulté le 19 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-cahiers-critiques-de-therapie-familiale-2005-2-page-51.htm

[35_ BRUNER, 1990, selon FAVEZ et FRASCAROLO-MOUTINOT, 2005, p. 52.

[36_ STERN, 2005, p. 216.

[37_ FLAHAUT, 2015, p.52.

[38_ Notons ici l’importance de la cohérence des versions entre les différents adultes proches de l’enfant. À ce propos, voir FLAHAUT, 2015, p. 57 - 59. « Menaces sur le ’Soi’ ».

[39_ CORCOS, Marylin, BERGMANN, Brigitte, 2020. « Le parent hyperconnecté à son portable risque de se déconnecter de son enfant ». Le Monde [en ligne]. 4 janvier 2020. [Consulté le 30 août 2021]. Disponible à l’adresse :

http://lesenfantsdelapsychanalyse.com/breves-de-psychanalyse/questions-animees/299-parents-connectes-bebes-eteints

[40_ GERGEN, Kenneth J., 2002. « The Challenge Of Absent Presence ». Perpetual Contact : Mobile Communication, Private Talk, Public Performance. [en ligne]. P. 227-241. [Consulté le 27 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://works.swarthmore.edu/fac-psychology/569

[41_ Ce que Brandom McDaniel et Jenny Radesky appellent « technoférence ». Source : MCDANIEL, Bandom T., RADESKY, Jenny S. , 2018. « Technoference : Parent Distraction With Technology and Associations With Child Behavior Problems ». Child Development [en ligne]. 2018 Jan ; 89(1):100-109. [Consulté le 27 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.researchgate.net/publication/316882616_Technoference_Parent_Distraction_With_Technology_and_Associations_With_Child_Behavior_Problems

[42_ L’usage « problématique » des technologies numériques a été défini, dans cette recherche, selon une autoévaluation des parents en référence à trois critères :

  • Quand mon smartphone me donne une alerte indiquant de nouveaux messages, je ne peux pas résister à les consulter.
  • Je pense souvent aux appels ou aux messages que je pourrais recevoir sur mon smartphone.
  • Je ressens que j’utilise trop mon smartphone.
    MCDANIEL, RADESKY, 2018, p. 6. (Traduction : CERE-asbl).

[43_ MCDANIEL, RADESKY, 2018. D’après ces chercheurs, les comportements peuvent être internalisés (gémir, pleurnicher, bouder,…) ou externalisé (ne pas pouvoir tenir en place, être hyperactif·ve, colérique…)

[44_ Réalisée dès 1975 par Edward Tronick. Extrait vidéo d’une expérience disponible :

https://www.youtube.com/watch?v=OgzWqcsA21I

[45_ Pour une description plus détaillée de l’expérience, voir : APTER, Gisèle, 2008. « Regarde-moi, je te regarde, et pourtant le sais-tu ? Le regard en face-à-face mère-bébé dans le paradigme du Still Face ». Enfances & Psy [en ligne].[ 2008/4 (n° 41), p. 26 et suivantes. [Consulté le 27 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2008-4-page-23.htm

Une vidéo d’une séance, par le Dr Tronick, est également disponible :

https://www.youtube.com/watch?v=OgzWqcsA21I

[46_ La communication entre l’adulte donneur de soin et le bébé prend place à travers un écran. Dans un premier temps elle s’effectue en temps réel, mais ensuite, le bébé reçoit les réponses de l’adulte avec un léger décalage (quelques secondes).

[47_ MORANGE-MAJOUX, Françoise. Citée par SANTI, Pascale, CABUT, Sandrine, 2017.

[48_ APTER, 2008, p. 25.

[49_ Psychologues et psychanalystes.

[50_ GREEN, André d’après Corcos et Bergmann, 2020.

[51_ APTER, 2008, p. 23.

[52_ L’expérience faite par Frédéric II de Prusse avec des bébés, privés de communication verbale et qui avaient tous dépéri montre l’importance de la relation et du partage (pré)verbal. Source : LE RUN Jean-Louis, 2009. « Pas d’enfant sans paroles ! ». Le Journal des psychologues [en ligne]. 2009/5 (n° 268), p. 20-23. [Consulté le 19 août 2021]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2009-5-page-20.htm

[53_ DONALDSON, 1978. Cité par TREVARTHEN & AITKEN, 2003, p. 313.



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