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La rencontre : une ressource pour la parentalité

Entre émancipation et résistances, les pratiques d’une paternité contemporaine

Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant

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Réflexion sur la période postnatale

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La rencontre : une ressource pour la parentalité
2020 | 06

Être parent aujourd’hui n’est pas facile ; c’est un processus nécessairement réflexif et singulier, parfois éprouvant. Parmi les ressources sur lesquelles les parents peuvent s’appuyer, certains espaces de rencontre présentent des spécificités qui les rendent particulièrement compatibles avec l’exercice d’une parentalité citoyenne contemporaine…

Par Christine Acheroy

Mots clés : parentalité, compétences parentales, Cafés CERE, éducation

La rencontre : une ressource pour la parentalité


 Tant que l’on est dans le doute, on est du côté de l’humain [1]

L’initiative des Cafés CERE, espaces de rencontre ouverts à tou.te.s, autour de thématiques touchant l’enfance a été l’occasion, au CERE, de (re)penser le soutien à la parentalité. Dans quoi nous inscrivons-nous ? Quels sont nos objectifs ? À quelles attentes tentons-nous de répondre ? Comment mettre en œuvre ce projet ?

Cette analyse propose des balises pour réfléchir à ces questions. Nous y questionnons la parentalité, le soutien parental, la posture et le rôle des professionnel.le.s dans ce type d’action

Être parent aujourd’hui 

Auparavant, devenir parent relevait du « naturel ». Cela signifiait s’insérer dans une logique de filiation, instituer une nouvelle génération. Cela passait par des références hétérogènes – Dieu, le père… – et des repères établis [2]. Mais en Occident, leur rejet, associé à la revendication de la liberté individuelle, a marqué le lien social et familial, modifiant profondément la signification du devenir parent. Le regard du parent sur l’enfant a changé. D’une part, parce que c’est l’enfant qui fonde dorénavant la famille [3]. D’autre part, parce que ce regard s’inscrit dans de nouvelles valeurs : l’épanouissement personnel, le bonheur comme objectif ultime, des liens sociaux de parité [4]… Aujourd’hui, on éduque un enfant pour qu’il développe au mieux sa personnalité et ses compétences. Mais comme chaque enfant est différent, l’éducation s’est singularisée, ce qui la rend plus compliquée, car il n’y a plus de réponses-types [5]. Les notions « d’intérêt de l’enfant [6] » et de « besoins de l’enfant » sont devenus les nouveaux principes guidant parents et éducateurs/trices. Mais la pluralité de références auxquelles elles renvoient réduit et fragilise les références partagées. Conjuguée à la multiplicité des besoins développementaux récemment décrits et à la nouvelle fragilité des liens du couple, elle peut conduire à l’épuisement des parents [7]. Des parents qui, soucieux d’être de « bons » parents, voire d’être des parents « parfaits » [8], semblent exiger toujours plus d’eux-mêmes. Des parents qui ont peur de rater leur mission [9]. Des parents qui, par ailleurs, sont confrontés à de multiples défis car ils exercent simultanément plusieurs rôles – parent, conjoint.e, professionnel.le, ami.e… – et doivent tenter de maintenir un équilibre entre ceux-ci [10].

Mais aussi, des parents sur lesquels pèsent de multiples injonctions normatives concernant une supposée « bonne parentalité ».

Des parents… compétents ?

La notion de parentalité traduit le basculement de la vision du parent sous l’angle de la filiation vers celle des pères et des mères dans leurs relations concrètes à l’enfant [11]. Elle fait référence « à la capacité du parent ou de l’adulte en situation de s’occuper d’un enfant, de répondre à ses besoins et de prendre bien soin de lui [12] ». Suivant Daniel Marcelli [13], si la parenté va de soi, il n’en est pas de même pour la parentalité. Celle-ci est corrélée à des « compétences » estimées nécessaires pour répondre à ces objectifs ; sortes de « savoirs en usage [14] ». Mais ces compétences sont-elles jamais clairement définies ? Le flou autour du contenu de cette notion est mis en évidence par François de Singly [15], pour qui le parent compétent serait « un parent mesuré, qui se tient en équilibre et répond à la « philosophie du Ni/Ni […] ni fusionnel, ni détaché, ni trop autoritaire, ni trop laxiste, ni ceci, ni cela… [16] ». Le contenu des « compétences » parentales est d’ailleurs historiquement et culturellement situé : il correspond aux valeurs prônées à un moment donné par certains individus considérés comme « experts ». Ainsi, ce qui est aujourd’hui valorisé comme « bonnes pratiques » ne l’était pas nécessairement hier, le sera-t-il demain [17] ? Par ailleurs, si l’on conçoit la parentalité dans une perspective de « bonnes pratiques », n’extrait-on pas « imaginairement les parents de tout ce qui les constitue comme sujets sociaux, acteurs aux prises avec leur vie personnelle et la vie de la cité [18] » ?

Pour Daniel Coum, la famille « bienfaisante » et la parentalité « compétente » font partie de l’imaginaire collectif, mais ils participeraient d’une idéologie mythique. La parentalité est intrinsèquement difficile [19]. Elle est un processus où l’on avance « entre essais et erreurs [20] » où l’on cherche parfois sur qui ou quoi s’appuyer.

Si les politiques de soutien à la parentalité ont été mises en place, ciblant certaines catégories sociales jugées plus vulnérables ou « à risque », des initiatives sociétales ont également émergé, diversifiant les formes, les objectifs et les publics sous une même appellation. Il est donc important d’en identifier les enjeux, pour chacune d’elles, et les possibles dérives. Du côté des professionnel.le.s, par exemple, le risque « est de céder à la tentation de vouloir trop bien faire, en mettant en avant « l’intérêt supérieur de l’enfant » et en ne concevant plus les parents que comme des instruments au service de cet intérêt [21] ». Or, penser la parentalité, c’est penser l’enfant mais aussi les parents. Ont-ils besoin d’être soutenus ? Le désirent-ils ?

Les ressources de la parentalité

Le souci d’être de « bons » parents pousse à s’informer en permanence : sur Internet, les blogs et les réseaux sociaux, auprès de sa famille [22], de ses ami.e.s. mais aussi à travers des émissions de télévision, des livres et, parfois, des rendez-vous avec des professionnel.le.s : pédiatres, psychologues, puéricultrices, etc. Mais l’on est alors face à une pluralité de références éducatives parfois contradictoires ; une situation qui risque d’approfondir les incertitudes et de réduire la confiance des parents en leurs compétences éducatives [23]. Ceux-ci sont d’ailleurs souvent à la recherche de solutions immédiates, concrètes et ponctuelles à leurs problèmes. Ils veulent « gérer » les situations [24]. Pour Daniel Marcelli, « ils sont à la recherche de conseils, de la bonne méthode sauf que, si l’objectif est de faire en sorte que le potentiel de l’enfant se développe harmonieusement, celle-ci n’existe pas [25] ». Même dans une fratrie, la façon de faire avec l’un peut ne pas être appropriée avec l’autre.

La parentalité d’aujourd’hui est donc un processus nécessairement réflexif et singulier, parfois éprouvant. Les parents peuvent se sentir parfois perdus, démunis face à leurs enfants, mais ils ne sont cependant jamais seuls à vivre ce type de situation. Parler, échanger les regards sur les différentes pratiques peut contribuer à élargir l’éventail des actions possibles et réduire leurs difficultés. Les Cafés CERE [26] s’inscrivent dans cette visée.

Les Cafés CERE

Les Cafés CERE ont été créés pour répondre à une demande de citoyen.ne.s qui étaient en questionnement, en recherche d’outils de compréhension et de réflexions partagées autour de l’enjeu qui peut se résumer ainsi : « c’est quoi, être parent aujourd’hui ? ». Elles.ils ont souhaité participer à des moments d’échanges collectifs organisés autour des sujets liés aux enfants et à la parentalité, qu’elles.ils abordaient de manière récurrente, mais de façon largement informelle. Cette demande a été le réel déclencheur de notre nouvelle initiative. Le terme « café » désigne un espace-temps où l’on parle, on se confie, on prend de la distance, on philosophe et on refait le monde. Ainsi, un Café CERE est un espace-temps qui réunit un groupe de personne, caractérisé par des échanges mutuels ; un cercle de parents (et, le cas échéant, d’éducateur.trice.s) où s’exerce une intelligence collective. Tout Café CERE se veut avant tout un lieu de rencontre, où se partagent les expériences et interrogations de chacun.e, un lieu de mise en commun des savoirs entre parents, entre parents et professionnels et entre professionnels.

Chaque Café se déroule autour d’un thème spécifique en lien avec l’enfance : les émotions, l’estime de soi, le développement de l’enfant… Ce thème est choisi en fonction des questionnements partagés des parents. L’objectif n’est pas de normaliser les pratiques parentales, ni de « se positionner à partir d’un supposé savoir infantilisant la position parentale qui, en plein désarroi, attend d’un autre qu’il s’empare de cette fonction impossible à assumer [27] », mais de partager avec les parents présents des savoirs objectivés qui invitent à une réflexion, individuelle et collective. Celle-ci opère à partir de la confrontation de ces savoirs avec ceux des participant.e.s, par les témoignages de leurs pratiques, ancrées dans les réalités de leurs vies singulières. Il s’agit ainsi de favoriser le cheminement des parents dans la recherche de solutions propres aux problèmes ou préoccupations parentales qui sont les leurs, un processus qui renforce la confiance en soi.

La parole est libre et accueillie avec bienveillance. Cela implique le droit de se taire, une écoute active, le non-jugement, l’acceptation de la singularité de chacun.e… Les échanges s’inscrivent dans le cadre posé par l’animateur.trice : un cadre éthique et le cadre légal marquent les limites de ce qui peut être entendu. Les différentes perspectives évoquées élargissent l’horizon des possibles et entraînent les participant.e.s dans un processus qui n’est pas de l’ordre de la thérapie ou du conseil, mais d’un cheminement libre, réflexif, sur un aspect particulier de l’enfance et de la parentalité – leur parentalité –et qui peut les mener à (ré)élaborer de nouveaux repères dans leurs pratiques.

Une éthique professionnelle

Pour Marie-Dominique Wilpert [28], nous ne sommes pas des professionnels « hors-sol » face à des parents « hors-sol ». Nous sommes « de pleine terre », à la fois ancrés et en mouvement, en marche, au cœur d’une société historiquement et politiquement située [29]. Les professionnel.le.s ont des valeurs fortes et s’engagent souvent à les défendre. Mais renforcer les capacités des parents les confronte parfois à des conflits de valeurs. Pourtant, pour qu’il y ait « rencontre », l’expertise du parent concret et singulier sur sa propre vie doit être privilégiée par rapport aux valeurs abstraites et générales – qui sont à défendre à d’autres niveaux. Il s’agit donc, pour les professionnel.le.s d’ajuster constamment leur éthique aux situations singulières [30]. Cette posture, que nous défendons, traduit « une éthique de l’intervention qui va garantir la liberté de l’autre, de ses réflexions, de ses allers-retours, de ses valeurs et de ses choix [31] ». Car, pour que l’enfant soit et s’affirme progressivement comme « sujet », le parent ne peut pas être « le simple support d’une fonction parentale qu’il s’agit de promouvoir et qui, plaquée sur le parent, contribue à le dénier en tant que personne […] [32] ».

Conclusion

Parmi les multiples ressources offertes aux parents pour penser leurs pratiques parentales, les espaces de rencontre présentent des spécificités qui les rendent particulièrement compatibles avec l’exercice d’une parentalité citoyenne contemporaine. Parce qu’ils permettent des allers-retours entre savoirs objectivés et savoirs profanes, subjectifs et ancrés dans des réalités de vie multiples. Parce qu’ils sont des lieux d’une possible « rencontre » où, en se dévoilant et en partageant réflexions et pratiques, les parents peuvent élargir leurs perspectives, penser, confirmer, rejeter ou réajuster leurs pratiques, et ainsi nourrir leur confiance en eux en s’émancipant des injonctions normatives d’une supposée « bonne » parentalité.

Les espaces de rencontre seraient ainsi des lieux de sociabilité où chacun.e contribuerait au cheminement des autres dans une parentalité propre, concrétisant l’idée que « l’enfant est un toit, il faut plus d’une main pour l’élever [33] ».

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles



Licence Creative Commons
La rencontre : une ressource pour la parentalité de Christine Acheroy est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.



[1BOUREGBA, Alain, 2004, cité dans COUM, Daniel, 2007. « Que veut dire être parent aujourd’hui ? ». Le Journal des psychologues [en ligne]. 2007/3 (n° 246), p. 68. [Consulté le 27 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-3-page-67.htm

[2Source : COUM, 2007, p.68.

[3Source : DE SINGLY, François, 2014. Sociologie de la famille contemporaine. Paris, Armand Colin, coll. « 128 », 5e édition, 128 p.

[4Ibidem

[5Source : MARCELLI, Daniel, 2019. Introduction. In : MARCELLI, Daniel et LANCHON, Anne. Les Cafés des parents®. L’intelligence du collectif [en ligne]. Toulouse, ERES, « L’école des parents », p.13. [Consulté le 30 mai 2020 ]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/les-cafes-des-parents—9782749265391.htm

[6Source : COUM, 2007, p. 69.

[7Source : COUM, 2007, p. 70.

[8Voir aussi, à ce sujet, FANIEL, Annick, 2013. « La complexité de la fonction parentale et les actions de soutien mises en place ». Centre d’expertise et de ressources pour l’enfance [en ligne]. CERE asbl. [Consulté le 30 mai 2020]. Disponible à l’adresse : http://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/10_fonction_parentale.pdf

[9Source  : MARTIN, Claude, cité dans LEMOINE, Laurence, 2015. « La quête effrénée du parent parfait ». Psychologies. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.psychologies.com/Famille/Grandir/Autorite-Transmission/Articles-et-Dossiers/Les-bienfaits-de-l-education-positive/La-quete-effrenee-du-parent-parfait/4Se-rassurer-d-abord

[10UYTTENHOEF, Julie, 2019. Stress et ressources de la parentalité : Le vécu des parents ayant eu leurs enfants entre 1970 et 1990. Louvain-la-Neuve. Université catholique de Louvain. Mémoire de Master. [Consulté le 24 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:18318

[11BASTARD, Benoit, 2006. « Une nouvelle police de la parentalité ? ». Enfances, Familles, Générations [en ligne]. 2006, No. 5, p. 14. [Consulté le 30 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

http://www.efg.inrs.ca/wp-content/uploads/2018/04/2006-5-Bastard.pdf

[12MARCELLI, 2019, p. 11.

[13Pédopsychiatre, auteur de nombreux ouvrages.

[14L’expression est de MALGLAIVE, 1990, cité dans SELLENET, Catherine, 2009. « Approche critique de la notion de « compétences parentales ». La revue internationale de l’éducation familiale [en ligne]. 2009/2, n° 26, p. 100. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-la-revue-internationale-de-l-education-familiale-2009-2-page-95.htm

[15Sociologue

[16SELLENET, 2009, p. 106.

[17Catherine Sellenet montre, à travers l’exemple des pleurs de l’enfant, comment les « bonnes pratiques » font référence à des postures parentales différentes selon les époques. Source : SELLENET, 2009, p. 107.

[18WILPERT, Marie-Dominique, 2018. « Entre repères éducatifs, valeurs et normes : « Attention, passages dangereux ! ». In : NEYRAND, Gérard éd., Malaise dans le soutien à la parentalité. Pour une éthique d’intervention [en ligne]. Toulouse, ERES, « Enfance et parentalité - Poche », 2018, p. 86. [Consulté le 05 mai 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/malaise-dans-le-soutien-a-la-parentalite—9782749258287-page-55.htm

[19COUM, Daniel, 2018. « De la difficulté d’être parent à l’aide à la parentalité : un enjeu éthique ? ». In : NEYRAND, Gérard éd. 2018, p. 89-132. [Consulté le 05 mai 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/malaise-dans-le-soutien-a-la-parentalite—9782749258287-page-89.htm

[20MARTIN, Claude, 2019. Parentalité positive, nouvelle injonction éducative ? [podcast]. France Culture, Être et savoir, Parentalité : nouvelles formes et nouvelles pratiques (3/10). 08 septembre 2019. [En ligne]. [Consulté le 06 mai 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/parentalite-positive-nouvelle-injonction-educative

[21NEYRAND, Gérard, 2018. La parentalité aujourd’hui fragilisée [en ligne]. Yapaka.be. Bruxelles, mai 2018, Temps d’arrêt/lectures nº102. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.yapaka.be/sites/yapaka.be/files/publication/ta_102-parentalite-neyrand-web.pdf

[22Notons la difficulté que présente l’isolement social caractéristique de nos sociétés, où les familles sont réduites à leur forme nucléaire et parfois monoparentale. Plus d’informations voir, ACHEROY, Christine, 2019. « Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant ». Analyse [en ligne]. CERE asbl, 2019. [Consulté le 30 mai 2020]. Disponible à l’adresse :

http://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/5_lien_social_lien_familial.pdf

[23FANIEL, Annick, 2013. « La complexité de la fonction parentale et les actions de soutien mises en place » Centre d’expertise et de ressources pour l’enfance [en ligne]. CERE asbl. [Consulté le 30 mai 2020]. Disponible à l’adresse :

http://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/10_fonction_parentale.pdf

[24Daniel Marcelli met en évidence « qu’avec un tout-petit il faut savoir parfois accepter d’être en situation d’impuissance, lui laisser le pilotage de l’interaction ». MARCELLI, 2019, p. 18.

[25Ibidem, p. 15.

[26Les Cafés CERE peuvent s’apparenter aux Cafés des parents®, créés il y a une vingtaine d’années par le réseau des Écoles des parents et des éducateurs (EPE), mais ne s’en sont pas inspirés. Ils ont été initiés par l’équipe, motivée par le désir de rencontre, de partage et de réflexion autour des thématiques au cœur de notre travail, dans une optique d’Éducation Permanente (ou populaire).

[27Source : JOUSSELLIN, Jean-Jacques et BAILHE, Rita, 2013. « Vers un travail de soutien à la parentalité ! ». Empan [en ligne]. 2013/4 (n° 92), p. 110. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-empan-2013-4-page-109.htm

[28Psychosociologue clinicienne, chercheuse en pratiques sociales et éducatives.

[29
Nous reprenons ici l’expression de Marie-Dominique Wilpert. Source  : WILPERT, 2018, p. 87-88.

[30Ibidem, p. 62.

[31KHOURY Diane, 2018. « Introduction. De la nécessité d’une réflexion sur une éthique professionnelle de terrain ». In : NEYRAND, Gérard éd. 2018. p. 10. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/malaise-dans-le-soutien-a-la-parentalite—9782749258287-page-7.htm

[32NEYRAND, 2018, p. 51.

[33Adage des Peul-Pulaar, cité dans BÂ Idrissa, FAYE PAPA Lamine et HABIB THIAM Mamadou, 2016. « Comment penser l’enfance ici et ailleurs ? Faut-il vraiment tout un village pour élever un enfant ? ». Spirale [en ligne]. 2016/3 (N° 79), p. 32-40. [Consulté le 29 avril 2020]. Disponible à l’adresse :

https://www.cairn.info/revue-spirale-2016-3-page-32.htm



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