Formations
Publications
Activités
Le Cere
Médias
Parents
 
Parents
La rencontre : une ressource pour la parentalité

Entre émancipation et résistances, les pratiques d’une paternité contemporaine

Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant

Vite, vite ! Parents et enfants pressés par le temps

Réflexion sur la période postnatale

+


 
Parents
-
Entre émancipation et résistances, les pratiques d’une paternité contemporaine
2020 | 05

Aujourd’hui, en Occident, de nombreux pères ont abandonné les pratiques distantes et autoritaires avec leurs enfants au profit de relations affectives et de proximité. Nous proposons un regard sur ce mode de paternité contemporain. Dans une perspective de genre, nous en questionnons ensuite les paradoxes et les difficultés au regard de la parentalité.

Par Christine Acheroy

Mots clés : paternité, « nouveaux pères », parentalité, genre

Entre émancipation et résistances, les pratiques d’une paternité contemporaine


Les remaniements de l’identité masculine, en cours depuis cinquante ans déjà en Occident, dans certaines catégories sociales, se sont conjuguées avec celles de l’identité de père. En libérant les hommes de la virilité [1], ils ont favorisé l’émergence d’un nouveau modèle de paternité, refusant les pratiques distantes et autoritaires au profit de relations de proximité et affectives. Les pères qui adhèrent à ce modèle bousculent, par leurs pratiques, les rôles genrés. Mais en même temps, la prégnance des stéréotypes de genre dans les imaginaires et les structures sociales induit des paradoxes qui mettent parfois à mal les idéaux égalitaires et démocratiques dans l’exercice de la parentalité. En réalité, leurs pratiques oscillent entre les registres associés aux modèles traditionnel et contemporain, témoignant de ce que Sarah Lécossais [2] qualifie de « fluidité identitaire » [3].

À travers cette analyse, nous proposons un regard sur cette paternité contemporaine. Dans une perspective de genre, nous en questionnons ensuite les paradoxes et les difficultés au regard de la parentalité.

L’émergence d’un nouveau modèle de père

En Occident, jusque vers 1970, la paternité s’est exercée ancrée dans la vision traditionnelle des rôles distincts et stéréotypés de genre. Pourtant, progressivement, des changements sociaux ont induit une brèche dans ce modèle [4], visible, dans les années 1980, à travers l’apparition des « nouveaux pères » [5] ; des pères qui, selon Michèle Ferrand, auraient dévalorisé l’objectif de carrière professionnelle au profit d’un investissement accru dans la sphère familiale, des pères soucieux de s’éloigner du rôle d’autorité. Mais si leurs pratiques s’écartent des rôles de genre associés à la paternité, ceux-ci restent néanmoins présents notamment à travers le choix de « territoires de la paternité [6] » : certains pères donnent le biberon mais ne lavent pas le nourrisson… d’autres donnent le biberon mais ne savent pas le préparer… Et la mère reste le pilier de l’élevage de l’enfant.

Les « nouveaux pères » ont fait et font encore parler d’eux. Ainsi, Anne-Marie Devreux [7] dénonce, d’une part, le fait que cette idée a « ouvert la voie à la survalorisation sociale des tâches parentales effectuées par les hommes, en leur donnant soudain un poids symbolique extrêmement fort dans les représentations sociales, poids qu’elles n’avaient pas tant qu’elles relevaient de l’accomplissement ’naturel’ de la fonction maternelle [8] » et d’autre part, l’absence d’équivalence des rôles et des tâches parentales entre mères et pères.

Aujourd’hui, quarante ans plus tard, dans un contexte social où les identités de genre sont fortement questionnées et leur égalité légalement statuée, quelle forme prend cette « nouvelle paternité » ?

Un idéal paternel d’aujourd’hui… de nouvelles pratiques

Aujourd’hui, de nombreux pères « conçoivent la paternité comme relationnelle, impliquée et non plus définie une fois pour toute par l’institution, la fonction, le rôle […] [9] ». Selon une recherche effectuée en France [10] auprès de pères, être un « bon père » c’est, par ordre d’importance : être disponible et présent pour ses enfants (44%), faire preuve d’écoute, de compréhension et d’attention (33%), donner de l’amour et de l’affection (21%), accompagner vers l’autonomie et la responsabilité (19%), s’impliquer au quotidien (scolarité, loisirs) (18%), être autoritaire, poser des limites, un cadre (16%), transmettre des valeurs, être un repère (15%), protéger, sécuriser, rassurer (8%), subvenir aux besoins… Ces réponses mettent en évidence que les fonctions traditionnellement attribuées au père, comme subvenir aux besoins du foyer ou représenter l’autorité, ne sont plus aussi valorisées par les pères actuels. Elles témoignent des remaniements profonds de l’identité masculine [11].

Beaucoup de pères vivent aujourd’hui leur paternité à travers « des gestes simples et quotidiens » [12] : « ’jouer avec l’enfant, comprendre ce qu’il essaie de faire, de dire, apprendre à aimer être avec l’enfant’, c’est créer ’une complicité, un investissement pour l’avenir’ [13] ». C’est aussi « avoir une profonde envie de montrer à l’enfant des choses pour la première fois, (d’) être celui qui aide l’enfant à découvrir » [14] ou observer l’enfant pour comprendre « quels sont ses intérêts et comment le stimuler par rapport à ses intérêts [15] ». Ces pères sont présents, attentifs et empathiques : ils donnent des soins, consolent leur enfant, le portent, le sécurisent… Ils l’observent et répondent à ses besoins. Ils vivent leur paternité comme un processus où « c’est la capacité à construire et maintenir le lien qui va garantir l’exercice de la paternité [16] ». Ainsi en témoigne ce papa qui s’est occupé de sa fille l’année après sa naissance : « la relation que j’ai avec ma fille aujourd’hui, c’est grâce à ces treize mois. Ça m’a permis de construire quelque chose [17] ».

Au-delà du lien… des rôles et tâches parentales

Certains pères s’investissent beaucoup dans la relation à l’enfant et les tâches parentales, faisant penser que, dans certains milieux, les rôles parentaux sont interchangeables et les rôles de genres désuets, archaïques. Or, la permanence des stéréotypes de genre affecte l’exercice de la paternité, et même celle des pères [18] qui veulent s’en éloigner.

D’un point de vue individuel, la transgression des rôles de genre induit des peurs comme celles de l’incompétence et du regard social.

Au niveau du couple, elle affecte le partage de la charge mentale parentale, l’exercice de la parentalité à deux et la disponibilité vis-à-vis des tâches parentales.

La peur d’être incompétent

Souvent, ces pères ne sont pas sûrs d’eux et ont peur de « mal faire ». La peur de mal faire conduirait d’ailleurs parfois à réactiver des stéréotypes ou au contraire à évacuer toute référence à des repères [19]. Ils souhaiteraient un « mode d’emploi » stipulant comment élever un enfant : « […] On se rend compte que l’on est à côté de la plaque, qu’on perd son temps et qu’on a mal rempli son rôle car on n’a pas de mode d’emploi [20] ».

Certains attribuent cette absence de « mode d’emploi » à l’absence d’un modèle paternel satisfaisant. Ainsi, ce père qui n’arrive pas à développer une intimité émotionnelle avec son enfant [21] : « J’aurais envie de laisser sortir mes émotions et de pouvoir être un père qui parle. En même temps je suis coincé dans tout ce que j’ai vécu à la maison : la rigidité et la rigueur. Le père qui pleure je ne l’ai jamais vu. S’il le faisait c’est que c’était un faible, c’est l’image que l’on m’a inculquée [22] ».

Pourtant y a-t-il jamais eu un « mode d’emploi » parental, tant paternel que maternel ? Quel parent ne s’éloigne pas, du moins en partie, du modèle reçu de ses propres parents ? Et la peur de mal faire n’est-elle pas consubstantielle au fait d’être parent ? Comme le dit Daniel Coum [23] : « ll n’est pas facile d’être parent ! [24] ». Aucun parent n’est exempt d’incertitudes. Que faire alors, sinon s’appuyer sur des ressources, propres et externes ? Il existe aujourd’hui de multiples ressources pour penser l’action éducative, mais dans quelle mesure les pères s’impliquent-ils dans cette démarche et de quelle manière ?

Le difficile apprentissage de l’exercice d’une parentalité à deux 

Une question de territoires

Quand les pères s’investissent dans les rôles et les tâches de la petite enfance, c’est l’exercice de la parentalité de chacun des parents qui est à recréer. Cela passe par des négociations complexes et parfois difficiles [25], car l’émancipation de l’un doit s’accorder avec celle de l’autre.

Plutôt que de parler « du » territoire, il serait plus pertinent de questionner « les » territoires de l’élevage d’un enfant, en observant ceux investis et ceux délaissés par les pères [26]. Car contrairement aux mères, la plupart de ces pères, aujourd’hui encore, choisissent ceux dans lesquels ils désirent s’impliquer [27]. Les tâches ou rôles qu’ils privilégient ne sont-ils pas souvent ceux qui offrent une visibilité et une reconnaissance sociale – faire la cuisine, jouer avec l’enfant, l’emmener à l’école ou chez le médecin… – alors que ceux qu’ils délaissent, invisibles ou peu reconnus – faire le ménage, anticiper, garder un enfant malade… – incombent tacitement à la mère ?

Deux domaines sont représentatifs de cette répartition inégale : le partage de la charge mentale et le temps dédié à l’exercice de la parentalité.

Le partage de la charge mentale [28]

Le care [29] et sa charge mentale relèvent traditionnellement des femmes [30]. La charge mentale, c’est du temps et de l’énergie dépensés dans l’invisibilité. Car ce n’est ni observable, ni quantifiable : ce n’est donc pas reconnu. Se responsabiliser d’une part de charge mentale nécessite donc de donner de soi sans gratification sociale en contrepartie. Et cela incombe encore essentiellement aux mères [31], même si certains pères se responsabilisent et abandonnent le privilège d’en être exempt.

Le partage de la disponibilité

Le care « est lourd de conflits […]. Les dispensateurs de soins estiment fréquemment que leur besoin de s’occuper d’eux-mêmes entre en conflit avec la sollicitude qu’ils doivent accorder aux autres [32] ». Ce père en témoigne : « J’ai du mal à supporter que ma fille me vole mon temps. […] Comment continuer à faire ce que je veux pour moi en étant présent ? [33] ».

Dans une société où le temps est une valeur fondamentale, avoir du temps est un privilège, et les pères l’abandonne difficilement. Ainsi, en Wallonie, le temps dédié au soin et à l’éducation des enfants, par semaine était, en 2017, de 1 : 46 h pour les hommes contre 3 : 39 h pour les femmes [34].

Une société qui résiste

Dans la société, les contextes professionnel, institutionnel et marchand reproduisent et promeuvent encore aujourd’hui encore le modèle traditionnel de paternité basé sur les rôles de genre, normalisant les comportements genrés.

Les pères sont ainsi confrontés à un univers de l’enfance orienté exclusivement vers les femmes dans la sphère publique : par exemple, les tables à langer se trouvent encore habituellement dans les toilettes des femmes, les professionnel.le.s de l’enfance privilégient encore souvent la communication avec la mère, les ressources éducatives d’adressent encore aux femmes... La publication du magazine Daron, par Hugo Gaspard [35] a voulu répondre à cette absence de place au masculin car ’Quand j’ai eu ma petite fille il y a un an, j’ai regardé la presse parentale et il n’y avait rien pour les pères [36]. Mais ce magazine a cessé d’être édité. Par faute de lecteurs ?

Les contextes institutionnel et professionnel sont également à surmonter : le regard critique des autres et le risque de conséquences professionnelles négatives sont des freins à la prise du congé de paternité ou à la réduction du temps de travail des pères : « j’ai pris un mois de congé à la naissance de ma fille. J’ai dû me battre avec ma cheffe de service qui était une femme. Je n’osais pas prendre mon congé parental parce que c’était mon premier job. On m’a fait des reproches [37] ». En Belgique, comme dans de nombreux pays, les lois ne promeuvent pas l’implication des pères dans l’exercice de la paternité [38]. Dans les couples, ce sont souvent encore les mères qui réduisent leur temps de travail salarié à la naissance d’un enfant [39] ; mais s’agit-il d’une décision uniquement pécuniaire ?

Entre émancipation et résistances, un modèle en devenir

En rompant avec l’idéal traditionnel du père distant et autoritaire, certains hommes ont opté pour une paternité relationnelle, affective et impliquée, bousculant les rôles de genre de la parentalité ; un nouveau modèle de paternité qui délimite les pratiques légitimes d’un « bon » père, tant du point de vue individuel que de celui des attentes sociales [40] des groupes d’appartenance. Mais un modèle qui n’est pas tout à fait intégré ni partagé à tous les niveaux de la société, ce qui crée des paradoxes et des difficultés pour les pères (et les mères), dont les comportements oscillent entre les registres traditionnel et contemporain. Un modèle qui se vit à travers des négociations complexes autour des fonctions et tâches parentales, toujours ancrées dans des vécus singuliers. Si tous les territoires de l’élevage peuvent être partagés, certains semblent privilégiés par les pères, d’autres délaissés. À l’instar de Anne Devreux, nous questionnons si la mise en évidence de « l’implication des pères » et de leur capacité à créer un lien affectif avec leur enfant n’est pas survalorisée, produisant une invisibilité des inégalités parentales encore présentes au sein des couples hétérosexuels, malgré l’égalité souvent déclarée des rôles et des tâches parentales.

Si la « nouvelle paternité » s’inscrit dans une vision des liens familiaux plus démocratiques et d’une parentalité « égalitaire », elle s’exercerait ainsi encore sur base de certains privilèges qu’il serait sans doute opportun de questionner. D’une part, afin de pouvoir accorder nos valeurs et pratiques parentales. D’autre part, parce que les enfants, qui intègrent codes et valeurs par imprégnation, les reproduiront.

L’ère de la parentalité égalitaire, utopie dont la concrétisation est en marche depuis les années 1970 [41] n’est pas encore réalisée, il faut y travailler, hommes et femmes, ensemble  !

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles



Licence Creative Commons
Entre émancipation et résistances, les pratiques d’une paternité contemporaine de Christine Acheroy est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.



[1Source : Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel. Plaidoyer pour des nouveaux pères, Larousse, 2019, p.18 et p.54

[2Sarah Lécossais est docteur en sciences de l’information et de la communication. Sa thèse a porté sur les représentations de la maternité dans les séries télévisées françaises.

[3Source : Lécossais, Sarah, « Les mères ne sont pas des parents comme les autres », in Revue française des sciences de l’information et de la communication, 4 | 2014, [En ligne], URL : http://journals.openedition.org/rfsic/706 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rfsic.706 (dernière consultation le 31 mars 2020)

[4D’une part, les luttes féministes pour l’égalité des sexes et leurs résultats – notamment du point de vue du Droit, (par exemple, l’autorisation de la publicité contraceptive, l’autorité parentale) –, le mouvement de mai 68 et son refus de l’autorité, l’émergence d’un nouveau paradigme éducatif centré sur l’épanouissement de l’enfant… ont contribué à changer le regard de certains sur la paternité. D’autre part, l’entrée massive des femmes dans le monde du travail, l’augmentation de leur niveau d’éducation, les techniques de contrôle des naissances, la procréation médicale assistée, mais aussi la fragilisation des liens et ses corollaires – la croissance des divorces et l’augmentation du nombre de familles monoparentales – ont modifié les rapports au sein des familles et placé l’enfant en son centre. Finalement, la diversification des formes familiales a entraîné des innovations dans les pratiques parentales. Pour une analyse plus détaillée de ces modifications sociétales profondes, voir notre étude du CERE : Faniel, Annick, Acheroy Christine, Réinventer l’autorité éducative. Pour aider l’enfant à grandir dans l’humanité, CERE, 2019, p.50 et suivantes, [en ligne], http://www.cere-asbl.be/spip.php?article263, (dernière consultation le 25 mars 2020)

[5Source : Jami, Irène, Simon, Patrick, « De la paternité, de la maternité et du féminisme. Entretien avec Michèle Ferrand », Mouvements, 2004/1 (n° 31), p. 45-55. DOI : 10.3917/mouv.031.0045. URL : https://www.cairn.info/revue-mouvements-2004-1-page-45.htm (dernière consultation le 19 mars 2020)

[6Nous reprenons l’expression de Michèle Ferrand, in Jami, Irène, Simon Patrick, « De la paternité, de la maternité et du féminisme… »

[7Sociologue, spécialiste des questions de genre.

[8Devreux, Anne-Marie, « Des hommes dans la famille. Catégories de pensée et pratiques réelles », Actuel Marx, 2005/1 (n° 37), p. 55-69. DOI : 10.3917/amx.037.0055. URL : https://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2005-1-page-55.htm, (dernière consultation le 19 mars 2020)

[9Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel… p. 79

[10« Être père aujourd’hui », UNAF -Observatoire régional de Midi-Pyrénées, 2015, [en ligne], https://www.unaf.fr/pf/IMG/pdf/Rapport_Etre_pere_URAF.pdf (dernière consultation le 16 mars 2020). Nous aurions voulu comparer ces réponses à celles de mères concernant ce qu’est être une « bonne mère » aujourd’hui, mais nous n’avons trouvé aucune information à ce sujet. Si de nombreux discours offrent une vision normative de ce que devrait être une « bonne mère », aucune enquête sérieuse ne semble avoir été faite auprès des mères elles-mêmes. Parler au nom des sujets concernés (les mères) semble significatif, selon nous, d’une inégalité de genre encore bien présente dans la société.

[11Plus d’information sur les changements de l’identité masculine, voir Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel…

[12Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel… p. 73

[13Ibidem, p. 78

[14Ibidem p. 89

[15Entretien avec S., 24 mars 2020

[16Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel… p. 113

[17Entretien avec S., 24 mars 2020

[18Nous parlons ici des couples hétérosexuels.

[19Source : Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel… p. 152

[20Source : Govers, Patrick, « Nouvelles paternités, crise de la paternité…mystification ? », in Chroniques féministes, La fabrique des hommes, n°106, juillet/décembre 2010, pp. 23-26, [en ligne], https://www.academia.edu/8426467/Nouvelles_paternit%C3%A9s_crise_de_la_paternit%C3%A9..._mystification_Chronique_f%C3%A9ministe_n_106_2010_pp.23-26_ (dernière consultation le 27 mars 2020)

[21Source : Castelain Meunier, Christine, L’instinct paternel… p. 79

[22Source : Govers, Patrick, « Nouvelles paternités, crise de la paternité…mystification ? » …

[23Daniel Coum est psychologue clinicien et directeur de l’association PARENTEL (Brest), spécialisée dans l’approche psychologique des relations entre parents et enfants. Il est aussu Maître de conférences associé en psychologie clinique et psychopathologie et auteur de différents ouvrages sur la famille et la parentalité.

[24Coum Daniel, « De la difficulté d’être parent à l’aide à la parentalité : un enjeu éthique ? » in  : Gérard Neyrand éd., Malaise dans le soutien à la parentalité. Pour une éthique d’intervention. Toulouse, ERES, Enfance et parentalité, Poche, 2018, p. 101. DOI : 10.3917/eres.neyra.2018.02.0089. URL  : https://www.cairn.info/malaise-dans-le-soutien-a-la-parentalite—9782749258287-page-89.htm

(dernière consultation le 21 avril 2020)

[25Les mères sont amenées à « céder du territoire », ce qui n’est pas toujours facile car elles portent, elles aussi, les contradictions liées aux différents modèles de mère et de femme qu’elles ont intégrés au cours de leur socialisation. À propos de l’autonomie et de la négociation parentale, voir Faniel, Annick, « Perspectives éducatives : entre autonomie et normalisation », CERE-asbl, 2016, [en ligne], http://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/4_parentalite_egalite_normes_def.pdf (dernière consultation le 31 mars 2020)

[26Il est évident que chaque père exerce sa paternité de manière singulière. Néanmoins, certaines postures semblent récurrentes.

[27Nous faisons référence ici aux couples hétérosexuels.

[28 « L’idée de charge mentale renvoie au principe de la responsabilité familiale reposant pour l’essentiel des tâches matérielles et parentales sur la seule femme. Elle peut être définie par la prise en charge mentale de toute l’organisation de la vie familiale, dans ses moindres détails matériels mais aussi symboliques et affectifs […]. Et l’homme occupe alors un statut ’d’aidant’  : certes il peut emmener son fils se faire vacciner, mais ne le fera pas de sa propre initiative, pour la bonne raison qu’il ne ’sait’ pas quand il faut faire un rappel, et d’ailleurs il ignore l’endroit où est rangé le carnet de santé qu’il faudra présenter… mais la mère le sait ! ». Ferrand, Michèle, sociologue de la famille, entretien, 2017, https://fondationdesfemmes.org/michele-ferrand-la-charge-mentale/ (dernière consultation le 31 mars 2020)

[29Le care, selon Joan Tronto, est une pratique, « une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre ’monde’ […] ». Le care relève d’un processus en quatre phases : se soucier de, se charger de, accorder des soins, reconnaître la réactions aux soins. Source : Tronto Joan C, « Du care », Revue du MAUSS, 2008/2 (n° 32), p. 243-265. DOI : 10.3917/rdm.032.0243. URL : https://www.cairn.info/revue-du-mauss-2008-2-page-243.htm (dernière consultation le 21 avril 2020)

[30Voir à ce sujet Champagne, Léa, « Les impacts de la division sexuelle des rôles parentaux au sein du foyer sur la construction du genre de l’enfant », CERE-asbl, 2017, [en ligne], http://www.cere-asbl.be/IMG/pdf/8_analyse_inegalites_roles_parentaux.pdf (dernière consultation le 31 mars 2020)

[31Source : Ferrand, Michèle, entretien, 2017…

[32Tronto, Joan C, « Du care »

[33Entretien avec S., 24 mars 2020

[34Source : Le genre et l’emploi du temps en Wallonie, Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps), 2017, Cahier 2, [en ligne],

https://www.iweps.be/wp-content/uploads/2017/10/HF2017-Cahier2_DEF.pdf (dernière consultation le 20 mars 2020)

[35Fondateur de la revue Daron, « le magazine qui s’adresse aux pères qui souhaitent avoir un rôle dans l’éducation quotidienne des enfants », publiée de 2017 à 2019, [en ligne], https://www.rtl.fr/culture/medias-people/daron-le-magazine-pour-les-papas-qui-veulent-aussi-etre-des-mamans-7789956959

(dernière consultation le 20 mars 2020)

[37Entretien avec S., 24 mars 2020

[38Les pères ont droit à 10 jours de congé, dont 3 seulement sont rémunérés entièrement. Plus d’info sur le site du service public fédéral : https://emploi.belgique.be/fr/themes/jours-feries-et-conges/conge-de-paternite, (dernière consultation le 26 mars 2020)

[39Plus d’informations à ce sujet consulter  : Le genre et l’emploi du temps en Wallonie

Consulter également : Guergoat-Larivière, Mathilde, Lemière, Séverine, « Convergence des taux de chômage et persistance des inégalités femmes-hommes. L’impact du diplôme et de la présence des jeunes enfants sur l’emploi et le non-emploi », Revue de l’OFCE, 2018/6 (N° 160), p. 131-159. DOI  : 10.3917/reof.160.0131. URL  : https://www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2018-6-page-131.htm (dernière consultation le 07 avril 2020)

[40Pour Peter L. Berger, le rôle est une réponse type à une attente type. La typologie de base est définie par la société. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Performativit%C3%A9 (dernière consultation le 31 mars 2020)

[41L’impact de mai 68 dans ce processus, à travers la remise en question, non aboutie, de la question du père, est développée par Hurstel, Françoise, « Mai 68, le Paterfamilias est mort... que vivent les pères ! Les fonctions du père, avant, pendant et après Mai 68 », Les Sciences de l’éducation - Pour l’Ère nouvelle, 2008/3 (Vol. 41), p. 95-112. DOI : 10.3917/lsdle.413.0095. URL : https://www.cairn.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2008-3-page-95.htm (dernière consultation le 21 avril 2020)



top
 
 
Contact

02/333 46 10
info(at)cere-asbl.be
Rue de la Poste 105

1030 Bruxelles




Plan




fwb
Facebook