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L’héritage de Lóczy dans les milieux d’accueil de la petite enfance

L’émotion : du ressenti au dire, un processus d’apprentissage

La naissance respectée au 21e siècle

De l’importance de la prise de risque dans l’éducation et le développement moteur de l’enfant

Penser l’espace des tout-petits : quel impact sur leur développement individuel et social ?

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L’héritage de Lóczy dans les milieux d’accueil de la petite enfance
2019 | 12

La pédiatre hongroise Emmi Pikler a été précurseur, dès les années 1930, dans la place accordée au jeu autonome, à l’individualisation des soins ou encore à l’importance d’un « maternage insolite » au sein des milieux d’accueil pour les 0-3 ans. Aujourd’hui encore, son approche inspire les professionnels, car elle partage un éclairage concret sur la manière d’assurer pour les tout-petits un encadrement stable et sécurisant.

Par Caroline Leterme

Mots-clés : Loczy, crèche, Pikler, autonomie, maternage, accueil

L’héritage de Lóczy dans les milieux d’accueil de la petite enfance

Emmi Pikler et l’institut Lóczy à Budapest

L’approche du soin telle que pratiquée à l’institut Lóczy à Budapest [1]parvient et se répand dans le monde francophone à partir de 1973, date de la première édition de l’ouvrage « Lóczy ou le maternage insolite » de Myriam David et Geneviève Appell. Quelques années auparavant, les deux professionnelles de la petite enfance visitent la pouponnière créée en 1946 par Emmi Pikler, pour des enfants de zéro à trois ans. « Frappées au cours de cette première brève visite par l’ambiance de la maison, l’aspect épanoui des enfants et l’originalité de la théorie des soins » [2], elles y retournent en 1971, pour quinze jours d’observation – qu’elles partageront dans l’ouvrage précité.

Les premières mises en application des idées piklériennes débutent en France fin des années septante, dans des pouponnières et des crèches. L’Association Pikler Lóczy de France nait en 1984 ; des stages d’observation à la pouponnière dans la capitale hongroise sont ouverts à des groupes de cliniciens français ; de nombreux articles sont traduits et diffusés en français... C’est ainsi que de plus en plus de professionnels francophones prennent conscience de la pertinence des principes piklériens pour leur pratique avec les tout-petits. [3]

Fondements de l’approche

La pédiatre Emmi Pikler, dès les années 1930, crée une nouvelle approche basée sur l’observation et l’analyse du développement psychomoteur des jeunes enfants, et montre qu’il est capital de laisser le nourrisson (le petit enfant) exercer librement son activité motrice et ludique, sans l’intervention directe de l’adulte. [4]Pikler a instauré à l’Institut Lóczy quatre principes, d’égaleimportance.

La valeur de l’activité autonome

En soulignant l’importance de l’activité autonome, l’approche piklérienne (ciblant les jeunes enfants jusqu’à trois ans) se place dans le courant des pédagogies actives (jusque là centrées sur les enfants d’âge scolaire), représentées par des pédagogues comme Montessori, Decroly ou Freinet. Pour eux tous, le respect du rythme des acquisitions est indispensable pour favoriser les apprentissages ; ce n’est pas tant le résultat auquel l’enfant aboutit qui compte, que le chemin qui l’amène à ce résultat et ce qu’il enclenche au niveau de la pensée.

A cet égard, les observations du jeu autonome effectuées à l’Institut Pikler-Lóczy ont permis de comprendre le processus de concentration chez le jeune enfant. Cette capacité est indéniablement présente de façon précoce, et auto-régulée par le mouvement – l’enfant s’arrête de jouer après un temps de concentration sur une manipulation pour aller bouger, puis revient ensuite à son activité nouvellement concentré. Ainsi, un bébé ou un enfant maintenu (ou invité à rester) assis alors qu’il a besoin de bouger s’énervera plus facilement et ne sera plus en capacité de se concentrer [5].

Pour Emmi Pikler et son équipe, « l’activité est beaucoup plus que du jeu et il importe que soient valorisés ces temps où personne ne s’occupe du bébé éveillé et où il est livré à lui-même [6] ». Ainsi, les puéricultrices veilleront à offrir à l’enfant lors de ses phases de « vigilance intéressée [7] » un espace temps où il puisse se livrer en totale sécurité à toutes ses initiatives, les poursuivant, interrompant et reprenant à son rythme. L’enfant trouve dans cet espace des objets variés susceptibles de l’intéresser, préparés soigneusement par l’adulte le connaissant le mieux. Celui-ci n’intervient jamais directement dans ses activités mais se trouve à petite distance (vu et entendu par le bébé) [8].

La valeur d’une relation affective privilégiée et l’importance de la forme particulière qu’il convient de lui donner dans un cadre institutionnel

En misant sur une « relation affective privilégiée » entre l’adulte et l’enfant au sein d’une institution, Emmi Pikler franchit un pas qu’aujourd’hui encore, certains professionnels auront quelque difficulté à comprendre dans toute sa justesse. Les soins sont aussi individualisés que possible, et constituent les moments-clés où s’élabore « cette relation au travers d’un maternage réfléchiet défini dans son déroulement [9] ». « Le maternage n’a rien à voir avec le rôle de maman »,explique Ariane Letesson, directrice d’une crèche d’inspiration piklérienne [10]. Il s’agit de donner un maximum de repères de personnes, temps et lieux à l’enfant au cours de la journée : « on parle de maternage dans le sens de porter l’enfant, le soutenir », en précisant (pour le distinguer du rôle et de la fonction de la maman) qu’il s’agit d’un « maternage insolite ».

Ce lien de qualité, solide et profond, noué aux moments des soins individuels, est dans l’approche piklérienne « la condition pour qu’émergent le désir et l’envie d’être actif par lui-même. A défaut de cette relation « ressourçante » avec l’adulte, l’enfant ne trouvera pas réponse à son besoin affectif et son appétence à jouer aura du mal à advenir ou à perdurer [11] ».

Dans son travail issu des neurosciences affectives, le Dr. Gueguen [12]met, elle aussi, l’accent sur le maternage – « prendre soin, rassurer, consoler, apaiser » – pour un accompagnement bienveillant de l’enfant. Ses bienfaits sont aujourd’hui visibles directement sur les parties du cerveau de l’enfant en développement : « chaque fois que l’adulte comprend l’enfant, l’aide à mettre des mots sur ses émotions, l’apaise, le console, adopte une attitude douce, chaleureuse, avec un regard compréhensif, des gestes tendres, en parlant d’une voix calme, apaisante, il va aider le cerveau à maturer [13] ».

La nécessité de favoriser chez l’enfant la prise de conscience de lui-même et de son environnement

Dans la continuité du point précédent, tout est fait – surtout au moment des soins et du maternage – pour aider l’enfant à prendre conscience de qui il est, ce qui lui arrive, ce qu’on lui fait, qui s’occupe de lui et quel est son environnement. L’adulte cherche à rendre l’enfant partie prenante, l’aidant ainsi à se percevoir lui-même, à se connaitre et à s’exprimer, bref : à s’affirmer en tant que personne [14].

L’importance d’un bon état de santé physique qui sous-tend, mais aussi résulte, de la bonne application des principes précédents

L’alimentation, le cadre de vie et le déroulement de la journée sont les différents facteurs, adaptés en fonction des observations individuelles, permettant de concourir à la santé et l’épanouissement des enfants. Une grande attention est accordée à la vie au grand air : dès que le temps le permet,les espaces extérieurs sont utilisés au maximum [15].

Spécificités d’une crèche d’inspiration piklérienne

Ariane Letesson est directrice de la crèche « les Canaillous » à Herve depuis 2009. Alors déjà largement convaincue de l’approche Lóczy [16], elle va développer, petit à petit, un nouveau projet pédagogique s’en inspirant fortement. La première étape a été de mettre en place une personne de référence pour chaque enfant. En précisant bien que cette « relation privilégiée », instituée en principe par Pikler, ne doit pas être comprise comme quelqu’un qui s’occupe plus et donc « chouchouterait » certains enfants. En réalité, « la référente est là pour donner des repères réguliers et sécurisants à l’enfant, notamment grâce à son travail d’observation, et pas pour l’aimer... Ce positionnement professionnel des puéricultrices doit être bien discuté, travaillé et soutenu lors de l’encadrement de l’équipe ; et alors, on s’aperçoit que la notion de « chouchou » n’a pas lieu d’être. »

Cette conception du travail a rapidement plu à l’ensemble des puéricultrices, qui a bien perçu le bénéfice de porter des enfants spécifiques afin d’assurerleursécurité intérieure. Puis, la directrice a travaillé avec son équipe certaines spécificités Lóczy : la motricité libre, le non-usage de chaises hautes, ou encore la prise en considération de toutes les expressions de l’enfant par rapport à ses besoins. C’est ainsi que l’on peut sortir du « travail à la chaine », où il faut vite donner à manger à tous les enfants pour les mettre tous à la sieste... Ici, on se centre sur le respect du rythme de chaque enfant, et on prend le temps de faire les choses l’une après l’autre.

Mais commentcelafonctionne-t-il, concrètement, lorsque douzeenfants doivent manger avec trois, voire seulement deux puéricultrices ? A la crèche « les Canaillous », on montre à l’enfant (avec un système de photos [17]) après qui il mange, en lui disant « regarde, ton assiette est là. Pour l’instant, je donne à manger à Hugo, mais après c’est à ton tour. Tu peux retourner jouer, je t’appellerai quand ce sera à toi. » D’après la directrice, cela fonctionne sans problème car « dès tout petits, on les a informés, mis en connaissance du projet qu’on a pour eux à tout moment – le repas, le change, la sieste... Ils savent ainsi toujours que les choses vont être faites pour respecterleur rythme et répondre à leurs besoins. » Tout est très calme lors des repas : « l’enfant vaque tranquillement à ses occupations en attendant son tour. Bien sûr, le repas ne se fait pas en trois quarts d’heure ! Ca peut prendre deux heures, deux heures et demi... Mais en quoi est-ce un problème qu’un enfant mange à 11h s’il a faim, et le dernier à 13h45, après sa sieste, s’il a dormi avant ? »

Tout l’environnement [18]est organisé en amont afin de permettre l’activité autonome – le premier principe piklérien. Ainsi, l’enfant trouve toujours une activité qui lui convient (par exemple, un coin doux, un coin cuisine, un coin moteur...). Il n’y a pas d’activités organisées, car ce serait imposer quelque chose à l’enfant : « les activités organisées, c’est de l’ordre du groupe, or ici on favorise la découverte individuelle, la mise en activité de chacun là où il a envie, quand il a envie », précise encore Ariane Letesson. Rien n’est dirigé, mais tout est réfléchi suffisamment par les référentes dans la mise à disposition de jeux, objets, etc. « Parfois on met de la musique, ou la puéricultrice peut chanter, lire une histoire... Mais on n’appellera jamais les enfants pour leur dire de venir participer. Elle commence, avec un ou deux enfants, et les autres viennent ou ne viennent pas. C’est tout. »

Pertinence de l’approche piklérienne dans les milieux d’accueil

Pour Bernard Golse [19], « les apports de l’Institut Pikler sont porteurs d’une vision du bébé et de son développement garante de la personne en devenir des plus petits, et qui, dans le même temps, nous permet de veiller à leur liberté et à leur dignité au sein d’une éthique du soin (...) » Ce qui rend l’approche piklérienne remarquableest qu’elle parvient à ancrer ces visées de liberté et de dignité dans une pratique continue et cohérente. Celle-ci est basée sur une observation fine et l’individualisation des soins, qui garantissent autant que possible le développement de la « personne en devenir » de chaque enfant.

C’est précisément en faveur de cette articulation cohérente entre visées et pratiques que plaide Jesper Juul [20]tout au long de son livre-essai politique « Voulons-nous vraiment des enfants forts et en bonne santé ? » Car, souligne-t-il, il ne suffit pas d’afficher de « belles intentions », encore faut-il pouvoir les transformer en gestes éducatifs quotidiens favorisant réellement des « enfants forts », c’est-à-dire « en bonne santé, ayant une estime de soi saine, capable d’empathie, qui aune confiance en soi forte et un ensemble de compétences psychosociales bien développé. Un être humain qui se sent digne d’amour, qui se fait confiance, qui est capable de définir ses limites personnelles, qui est à l’aise avec d’autres personnes (...) » [21].

Dans les établissements piklériens, un nourrisson peut signifier – d’un mouvement de la tête ou en repoussant son assiette – qu’il n’a plus faim, qu’il veut participer à son change – par exemple en s’emparant d’une couche –, ou que ce n’est pas le moment pour lui d’aller à la sieste – s’il reste totalement absorbé dans son activité... Tous ces signaux seront observés et acceptés par sa puéricultrice, qui ne forcera pas l’enfant à un mouvement contraire à ses besoins ou son humeur. A l’inverse, elle en tiendra compte pour viser la pleine coopération avec l’enfant – lui permettant, dès le plus jeune âge, de définir ses limites personnelles et de développer la confiance en soi et en l’adulte.Cette vigilance bienveillante est au cœur de la pédagogie piklérienne, afin d’offrir aux jeunes enfants une forte sécurité intérieure – base nécessaire à tout futur épanouissement personnel et social. Cela fait écho aux nombreuses études, notamment dans le domaine des neurosciences, qui invitent à prendre en considération le développement du potentiel de l’enfant par un accompagnement bienveillant et chaleureux dès le plus jeune âge. C’est pourquoi, l’approche développée à Loczy conserve aujourd’hui encore une pertinence, susceptible d’inspirer et conforter les professionnels engagés dans cette voie.

« On est contre l’idée d’avoir quelque chose à apprendre aux enfants.

Ils sont chez nous pour vivre leur vie, grandir, jouer...

Et nous, on est là pour les suivre, les soutenir, les observer et les sécuriser. »

Ariane Letesson, directrice de la crèche « Les Canaillous » (Herve)







Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles



Licence Creative Commons
L’héritage de Lóczy dans les milieux d’accueil de la petite enfance de Caroline Leterme est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.



[1« L’Institut national de méthodologie des maisons d’enfants de 0 à 3 ans » est plus communément appelé et connu du nom de sa rue, Lóczy. La pouponnière, créée en 1946, a fermé définitivement ses portes en 2011. Aujourd’hui, « Lóczy » abrite toujours une crèche, ouverte en 2011.

http://pikler.fr/Annexes/Emmi_Pikler_Lóczy(dernière consultation le 30/10/2019)

[2Myriam DAVID, Geneviève APPELL,Lóczy ou le maternage insolite, 2018, p. 41.

[4http://www.piklerinternational.com/fr/historique-fr(dernière consultation le 30/10/2019)

[5Régine DEMARTHES, Le jeu autonome et sa fonction dans le développement de l’enfant, in : Miriam RASSE et JeanRobert APPELL (sous la direction de),L’approche piklérienne en multi-accueil, 2018, p. 54-56.

[6Myriam DAVID, Pour une meilleure connaissance du bébé. Contributions de l’Institut Emmi-Pikler, in : Agnès SZANTO-FEDER (sous la direction de),Loczy : un nouveau paradigme ? L’Institut Pikler dans un miroir à facettes multiples, 2002, p. 33.

[7C’est-à-dire lorsque l’enfant est bien éveillé, en bonne forme, quand il n’est pas fatigué, qu’il n’a pas faim ni sommeil et

que ses besoins ont été pleinement satisfaits.

[8Myriam DAVID, Pour une meilleure connaissance du bébé. Contributions de l’Institut Emmi-Pikler,op. cit., p. 33-34.

[9Myriam DAVID, Geneviève APPELL,Lóczy ou le maternage insolite,op. cit., p. 59.

[10Interview téléphonique réalisé le 18/12/2019.

[11Régine DEMARTHES, Le jeu autonome et sa fonction dans le développement de l’enfant, in : Miriam RASSE et JeanRobert APPELL (sous la direction de),L’approche piklérienne en multi-accueil, 2018, p. 51.

[12Le Dr Catherine Gueguen est pédiatre, spécialisée dans les neurosciences affectives et le soutien à la parentalité ; elle est auteure, conférencière et animatrice de groupes de travail à destination de professionnels.

Pour plus d’informations sur son approche, se référer à ses ouvrages :

Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau, 2014.

Vivre heureux avec son enfant. Un nouveau regard sur l’éducation au quotidien grâce aux neurosciences affectives,2015.

Heureux d’apprendre à l’école. Comment les neurosciences affectives et sociales peuvent changer l’éducation, 2018.

[13Dr Catherine GUEGUEN,La bienveillance est fondamentale, vidéo issue du MOOC de l’Université des Colibris « Comment améliorer l’éducation autour de soi ? ».

https://www.youtube.com/watch?v=M1rBwiQ-wzY(dernière consultation le 10/12/2019)

[14Myriam DAVID, Geneviève APPELL,Lóczy ou le maternage insolite, 2018, p. 60-61.

[15Dans la pouponnière rue Lóczy, les enfants passent leurs journées entières dehors d’avril-mai à octobre environ ; en période hivernale, ils continuent à faire la sieste dehors (jusqu’à -10° environ) et les plus grands vont en promenade tous les jours par tous les temps. Pour ce principe de privilégier le grand air par tous les temps, force est de constater que très peu nombreux sont les lieux d’accueil, même d’approche piklérienne, à aller aussi loin...

Myriam DAVID, Geneviève APPELL,Lóczy ou le maternage insolite, 2018, p. 70.

Notons à ce sujet que les crèches et jardins d’enfants en forêt, qui fleurissent dans les pays scandinaves dès la moitié du XXe siècle, seront initiés à partir de cette volonté de garder les enfants par tous les temps dehors. Les (nombreux) bienfaits sur la santé et le développement des enfants ont été entretemps largement documentés et prouvés.

Voir à ce sujet notre analyse : Caroline Leterme,La forêt comme lieu d’apprentissage et de liberté, CERE, 2017.

http://www.cere-asbl.be/spip.php?article65(dernière consultation le 4/12/2019)

[16Par son parcours professionnel en tant qu’infirmière pédiatrique (dans un service de néonatalogie, où était mis en place un système de « référentes » pour les bébés et leurs parents) puis professeure en puériculture, où elle côtoie notamment une collègue pédopédagogue férue du regard piklérien.

[17Lorsque les enfants ont un an environ, les puéricultrices, sur base de leurs observations (qui est gourmand, qui esttoujours pressé, qui sait attendre ou qui est impatient, qui a toujours faim ou pas...), mettent en place un ordre de passage pour les repas (chaque référente s’occupant des enfants dont elle s’occupe de manière privilégiée). Des photos des enfants, accrochées dans le coin repas, sont utilisées pour pour leur montrer cette organisation.

[18La crèche est abritée dans un nouveau bâtiment depuis 2012, qui a été conçu en étroite collaboration avec l’architecte sur base du projet pédagogique, ce qui« facilite beaucoup de choses », précise Ariane Letesson.

[19BernardGOLSE, Préface à la nouvelle édition, in : Myriam DAVID, Geneviève APPELL,Lóczy ou le maternage insolite,2018, p. 9-10.

Bernard Golse est pédopsychiatre, professeur des universités – praticien hospitalier de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (à l’université Paris Descartes), chef d’un service de pédopsychiatrie, psychanalyste et essayiste. Il est membre fondateur de l’association « Pikler Lóczy France », dont il est président.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Golse#cite_note-10(dernière consultation le 30/10/2019)

[20enommée internationale. Il a fondé et dirige Familylab International, un organisme quia pour vocation d’inspirer lesparents et professionnels à trouver des manières nouvelles et plus saines pour réussir à cultiver des relations plus profondes avec les enfants et les jeunes dont ils sont en charge.

www.family-lab.com,www.familylab.fr,www.jesperjuul.com(dernière consultation le 30/10/2019)

[21Jesper JUUL,Voulons-nous vraiment des enfants forts et en bonne santé ?, 2012, p. 39.



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