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Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant

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Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant
2019 | 07

A partir du constat de l’isolement d’un nombre croissant d’individus dans nos sociétés, nous proposons un regard sur le lien social. Comment l’évolution du lien social a-t-elle affecté le lien familial ? Comment le soutien, social ou familial, participe-t-il du bien-être parental ? Quels en sont les effets sur le développement de l’enfant ?

Par Christine Acheroy

Mots clés : isolement, lien social, soutien, famille

« La « pauvreté en relation » est la nouvelle misère

de nos sociétés développées [1] ».

L’isolement social

Aujourd’hui, 7,8 % des Belges n’ont personne à qui demander de l’aide et 6,8 %, personne à qui parler de leurs problèmes personnels [2].

Les recherches montrent que l’isolement des individus est en augmentation [3]. Ce phénomène touche particulièrement les personnes âgées, mais il n’épargne pas les autres catégories d’âge.

Mais de quoi parle-t-on lorsque l’on parle d’isolement ?

« L’isolement social est la situation dans laquelle se trouve la personne qui, du fait de relations durablement insuffisantes dans leur nombre ou leur qualité, est en situation de souffrance et de danger. Les relations d’une qualité insuffisante sont celles qui produisent un déni de reconnaissance, un déficit de sécurité et une participation empêchée [4] ». Le sentiment de solitude est la dimension subjective de l’isolement social, car on peut parfois être très entouré.e mais se sentir isolé.e. La solitude, lorsqu’elle est choisie, est source de bien-être et peut être interrompue quand l’individu le désire. Mais subie, elle devient une souffrance, une perte, un risque [5]. Car l’être humain est un être social qui a besoin de lien social. Pour Serge Paugam [6], les liens sociaux sont indispensables, « non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu’homme [7] ». Ils permettent, « à travers l’interaction avec d’autres, de narrer son histoire, de construire son identité [8] ». Par conséquent, une situation d’isolement sera marquée par un déficit de protection, un affaiblissement de la reconnaissance [9] et une perte d’identité.

Mais comment arrive-t-on à manquer de lien social ?

Le lien social, hier et aujourd’hui

Par lien social, on entend « l’ensemble des appartenances, des affiliations, des relations qui unissent les gens ou les groupes sociaux entre eux. Il vient dire la force qui lie, par exemple, les membres d’une famille entre eux, ou les membres d’une communauté [10] ». Il se mesure «  au regard des contacts, de leur qualité, de leur densité et de leur périodicité [11] ». D’une part ce lien peut varier dans le temps et dans l’espace — être plus ou moins fort — et d’autre part, « les formes prises par le lien social se reconfigurent et reconfigurent les rapports individuels [12] ».

Ainsi, à partir des années 1960, les formes traditionnelles d’appartenance ont décliné et l’individu a été appelé progressivement à « s’inventer lui-même », à choisir son héritage, son identité, ses appartenances et sa morale [13]. L’approfondissement du processus d’individuation a induit que le lien social se construit dorénavant à partir de l’individu : il n’est plus hérité du passé ou imposé par le groupe. Plus électif, et basé sur les affinités, ce lien est aussi plus fragile. La crainte des engagements à long terme, qui pourraient restreindre la liberté de choix futurs, pousse l’individu à établir des liens faciles à dénouer et tend à les rendre temporaires [14]. Selon le sociologue Zygmunt Bauman, les structures, qui pourvoient les individus d’attaches solides, ont désormais tendance à faire place aux réseaux, qui leur permettent de se « connecter » et se « déconnecter ». Les liens qui en résultent deviennent ainsi fragiles et changeants, témoignant de notre société « liquide » [15]. La fragilité des liens est également renforcée par diverses tendances sociétales : les nouveaux modes de travail, la démographie, la dématérialisation des relations et la diminution de l’accès aux services publics [16].

Les nouvelles formes de liens familiaux…

Les liens de famille se sont également modifiés. La taille des familles s’est réduite [17], leur forme s’est diversifiée et les rapports en son sein ont changé. Les générations ne cohabitent plus et les séparations, courantes, provoquent une hausse des familles monoparentales et des familles recomposées [18].

Par ailleurs, les liens avec la famille élargie se sont affaiblis. Les visites aux parents, grands-parents, oncles, tantes… ont perdu leur caractère obligatoire et se font souvent plus rares. Par « famille », on entend généralement la famille restreinte, construite autour du couple. Cet isolement par rapport à la famille élargie, propre à l’évolution des sociétés occidentales, n’a pas de précédent dans l’histoire de l’humanité et provoquerait une charge de tension importante pour chaque membre du couple [19]. La relation avec le conjoint prend ainsi d’autant plus d’importance. Mais paradoxalement, la « liquidité » des liens caractériserait aussi de plus en plus la relation « conjugale » où chacun désire « avoir une relation sûre tout en demeurant libre de la briser à tout instant [20] ». Le glissement du statut de « conjoint » à celui de « partenaire » témoigne de ce processus de contractualisation plus éphémère des liens. Or, quand il y a incertitude sur l’avenir, angoisse de l’engagement à long terme, voire, éventuellement méfiance envers le « partenaire », le lien n’est pas solide [21].

… et leurs possibles effets sur le lien parent/enfant

Les évolutions évoquées précédemment ont modifié la position de l’enfant au sein de la famille. L’enfant est devenu le fondateur et le centre de la famille. Le lien parent/enfant semble être le seul lien qui ne peut être brisé [22]. L’enfant est « tout » pour sa mère et/ou pour son père. Il représente l’enfance perdue ou idéalisée des parents. Le risque, c’est qu’il devienne un enfant roi, paresseux ou tyran. Ou, à l’inverse, qu’il soit rejeté parce qu’il ne répond pas aux attentes parentales, parfois au profit d’un frère ou d’une sœur plus performant.e [23]. En tous cas, il ne peut plus « prendre le temps de l’inachèvement et de la dépendance. Il doit être performant, marcher ou être propre avant les autres, bref, soutenir la comparaison, c’est-à-dire le narcissisme parental, mais aussi soutenir ses parents quand ils sont en difficulté et perçus comme fragiles [24] ». Quand cela arrive, il risque d’être happé dans un processus de parentification et d’oublier ses propres besoins.

Le lien parent/enfant peut aussi parfois être mis à l’épreuve lors des séparations parentales. Celles-ci induisent souvent une réduction des relations de l’enfant avec le parent qui n’en a pas la garde principale et la famille de celui-ci [25]. Cette diminution quantitative peut également avoir un impact sur la qualité du lien entre l’enfant et son parent, voire des autres membres de la famille.

Par ailleurs lorsque le rétrécissement de la famille prend la forme d’une relation duelle d’où le tiers est exclu, il s’ensuit une réduction de l’espace relationnel, et les enfants peuvent difficilement prendre de la distance par rapport aux dires des parents. La dépendance envers une seule personne les rend souvent prisonnier d’une lecture unique des événements, et notamment, de l’histoire familiale [26].

Cette réduction de l’espace relationnel ne prive-t-elle pas aussi l’enfant de relations précieuses pouvant soutenir son développement ?

Lien social, famille et soutien

Tout individu a besoin de soutien dès sa naissance, et ce besoin se maintient tout au long de la vie. Face à un événement stressant, quel que soit notre âge, chacun « active son système d’attachement et cherche, de manière plus ou moins spontanée, du soutien et du réconfort auprès de ses différentes figures d’attachement en fonction de leur hiérarchisation [27] ». Notre système d’attachement est donc actif « du berceau à la tombe [28] ».

La famille reste aujourd’hui encore une source fondamentale de soutien et de solidarité des individus, même si on parle plutôt des « proches », faisant référence autant aux ami.e.s qu’aux membres de la famille [29].

Le soutien familial est défini comme « la perception que possède un individu des réponses apportées par sa famille concernant le besoin de soutien et d’informations en fonction de ses besoins, ainsi que son niveau de satisfaction [30] ». La qualité des liens est donc un critère déterminant.

Quels effets le soutien des proches génère-t-il sur la famille et le bien-être de ses membres ?

Les effets du soutien social sur la parentalité et le développement des enfants

La périnatalité, par exemple, constitue un des moments de la vie où l’on est très vulnérable [31] et où l’on a besoin de soutien [32]. La présence de proches peut jouer un rôle protecteur et constituer un soutien précieux quand les jeunes parents peuvent partager leurs émotions et leurs réflexions sur leur vécu et leurs difficultés, et recevoir des éléments et des repères pour élaborer leur parentalité [33]. Les parents peuvent ainsi être rassurés, informés et/ou relayés dans les soins donnés au bébé, ce qui peut réduire leur anxiété, éviter des états dépressifs ou de burnout  ; des situations susceptibles de détériorer les relations familiales et sociales et de perturber le développement de l’enfant [34]. Les proches influent donc sur le bien-être et les comportements des parents et, de ce fait, influent aussi, indirectement, sur le développement de l’enfant.

Mais les proches jouent également un rôle direct et essentiel dans l’intégration sociale et le développement de l’enfant. La naissance d’un enfant a d’ailleurs toujours été considérée, traditionnellement, comme un événement communautaire. La notion de « maisonnée », dans les sociétés traditionnelles, indique « la fonction que remplit toute une communauté auprès du bébé [35] ». Les jeunes mères sont ainsi accompagnées, dès leur grossesse et bien après la naissance du bébé… et les enfants bénéficient d’une diversité d’interactions et de relations. Des anthropologues étudiant des sociétés traditionnelles ont ainsi remarqué que sur une heure de temps, environ huit personnes s’occupent d’un bébé. Ceux-ci « passent de main en main d’un adulte ou d’un enfant plus âgé à un autre […] ; on les embrasse, on les fait sauter en l’air, on leur chante des chansons et on leur parle [36] ». Le nombre moyen de pourvoyeurs de soins varie entre sept et quatorze personnes [37]. Chez les Indiens Pirahãs du Brésil, par exemple, les enfants « sont considérés comme liés à tout le monde et sous la responsabilité de chacun [38] ». Cette richesse des relations alloparentales pourrait être liée au développement précoce des compétences sociales observées chez les enfants de ces petites sociétés [39].

Dans nos sociétés, des chercheurs ont aussi observé que « plus le réseau de soutien de la mère est élevé et satisfaisant, moins l’enfant rencontre de difficultés de compétences sociales, d’adaptation sociale, et moins il présente de problèmes intériorisés et extériorisés. Le réseau de soutien de la mère atténue également les difficultés d’attachement de l’enfant et l’amène à avoir une perception positive du parent [40] ».

Conclusion

L’être humain a besoin de liens pour se développer, se construire et s’épanouir. Le bien-être social est d’ailleurs un élément repris par l’OMS dans sa définition de la santé [41]. Des liens familiaux et sociaux de qualité sont précieux car ils participent de la construction identitaire et du bien-être de l’individu, en lui procurant reconnaissance, repères et soutien. Comprendre leur importance est fondamental, dans un contexte social où les liens tendent à se fragiliser, offrant un environnement social restreint et parfois perturbé à l’enfant qui peut entraver son développement.

Cela permet aussi de chercher comment les renforcer, ou de pallier leur déficit en organisant un soutien professionnel de qualité. En ce sens, la prévention tout comme le soin sont nécessaires. Parce que, dans certains cas, les professionnel.le.s de terrain sont les seul.e.s ressources sociales, notamment des parents. Et parce que l’on ne peut oublier qu’ « en soutenant la mère, on accompagne également l’enfant [42] ».

Finalement, face à la fragilité et la précarité des engagements, Zygmunt Bauman propose de retrouver, par la posture éthique de bonté — qui implique le don de soi, l’écoute et le dialogue… — la capacité de reconstruire « quelque chose ». Une bonté pratiquée en face à face, ancrée dans des visages, une morale de l’engagement [43] capable de relier. Une piste qui remettrait à l’honneur les pratiques et les métiers du care







Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles



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Lien social, lien familial. L’impact des nouveaux modes relationnels sur la parentalité et le développement de l’enfant de Christine Acheroy est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

[1Source : https://www.monalisa-asso.fr/isolement-social/c-est-quoi [en ligne], (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[2Source : https://fr.euronews.com/2017/06/29/quels-sont-les-pays-europeens-ou-l-on-souffre-le-plus-de-solitude [en ligne], (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[3En France, en 2010, 36% des personnes disposaient de trois réseaux de sociabilité ou plus alors qu’en 2017, elles ne sont plus que 27%. Source : Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité », p.69, Les avis du CESE, Rapport, Journal Officiel de la République Française, 2017, [en ligne], https://www.lecese.fr/travaux-publies/combattre-l-isolement-social-pour-plus-de-cohesion-et-de-fraternite

(dernière consultation le 04 juillet 2019) (dernière consultation le 21 juin 2019)

[4Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social… », p.15 [en ligne], (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[5Source : https://www.monalisa-asso.fr/isolement-social/c-est-quoi (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[6Serge Paugam est sociologue, Directeur d’Etudes à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et directeur de recherche au CNRS

[7Paugam, Serge, « Introduction », dans : Serge Paugam éd., Le lien social. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2013, p. 3-6. URL : https://www.cairn.info/le-lien-social—9782130620310-page-3.htm (dernière consultation le 10 juillet 2019)

[8Zaouche Gaudron Chantal, Exposés aux violences conjugales, les enfants de l’oubli. ERES, « Enfance & parentalité », 2016, p. 83, 136 pages. ISBN : 9782749250311. DOI : 10.3917/eres.zaouch.2016.01. URL : https://www.cairn.info/exposes-aux-violences-conjugales-les-enfants--9782749250311.htm

[9Source : Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité »…, p.120

[10Grange-Ségéral, Évelyne, « Lien social, lien thérapeutique, lien familial », Connexions, 2014/2 (n° 102), p. 6, DOI : 10.3917/cnx.102.0069. URL : https://www.cairn.info/revue-connexions-2014-2-page-69.htm, (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[11Selon l’étude de la Fondation de France, « Les Solitudes en France », 2014, https://www.monalisa-asso.fr/images/pdf/Les_solitudes_en_France_-_Fondation_de_France_2014.pdf (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[12Grange-Ségéral Évelyne, « Lien social, lien thérapeutique, lien familial »…, p. 74

[13Source : Cusset, Yves, « Les évolutions du lien social, un état des lieux », Horizons stratégiques, 2006/2 (n° 2), p. 7, URL : https://www.cairn.info/revue-horizons-strategiques-2006-2-page-21.htm (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[14Bauman, Zygmunt, « Vivre dans la ’modernité liquide’ », entretien, URL : http://sspsd.u-strasbg.fr/IMG/pdf/Vivre_dans_la_modernite_liquide._Entretien_avec_Zygmunt_Bauman.pdf

(dernière consultation le 04 juillet 2019)

[15Source : « ’Société liquide’ : le retour sur la pensée de Zygmunt Bauman », La Grande table des idées, 2ème partie, 13 janvier 2017, en ligne, https://www.franceculture.fr/oeuvre/les-enfants-de-la-societe-liquide (dernière consultation le 04 juillet 2019)

Une société est dite « liquide » quand « les situations dans lesquelles les hommes se trouvent et agissent se modifient avant même que leurs façons d’agir ne réussissent à se consolider en procédures et habitudes. » Source : Maggiori, Robert, « Zygmunt Bauman, il avait vu la ’société liquide’ » , Libération, 11 janvier 2017, [en ligne], https://www.liberation.fr/debats/2017/01/11/zygmunt-bauman-il-avait-vu-la-societe-liquide_1540689 (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[16Pour un aperçu plus détaillé de ces processus, consulter : Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité »… p.101

[17La majorité des individus nés entre 1950 et 1960 ont potentiellement au moins trois frères ou soeurs. Mais pour la génération suivante, cette catégorie ne compte plus que 21 % des individus. Source : Cusset, Yves, « Les évolutions du lien social, un état des lieux »… p.28

[18Source : Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité »… p.112

[19Ibidem, pp. 174-175

[20Bauman, Zygmunt, « Vivre dans la ’modernité liquide’ »…

[21Source : Durif-Varembont, Jean-Pierre, « La parentalité contemporaine dans le contexte de fragilité du lien social », p.2, Rhizome nº37, URL : http://www.ch-le-vinatier.fr/orspere-samdarra/rhizome/anciens-numeros/rhizome-n37-de-l-exil-a-la-precarite-contemporaine-difficile-parentalite/la-parentalite-contemporaine-dans-le-contexte-de-fragilite-du-lien-social-1367.html (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[22Ibidem, p.2

[23Ibidem, p.2

[24Ibidem, p.2

[25Source : Cusset, Yves, « Les évolutions du lien social, un état des lieux … », p. 28

[26Source : Durif-Varembont, Jean-Pierre, « La parentalité contemporaine… », p.5

[27Zaouche Gaudron Chantal, Exposés aux violences conjugales, … p.73

[28Bowlby, 1988, cité par Zaouche Gaudron Chantal, Exposés aux violences conjugales, … p. 73

[29Source : Serres, Jean-François, « Combattre l’isolement social … », p.117

[30Zaouche Gaudron Chantal, Exposés aux violences conjugales, … p. 75

[31Belot Rose-Angélique, Vennat Delphine, Moissenet Annick et al., « Accès à la parentalité et isolement familial La nouvelle solitude des parents », Dialogue, 2013/1 (n° 199), p. 9, DOI : 10.3917/dia.199.0007. URL : https://www.cairn.info/revue-dialogue-2013-1-page-7.htm (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[32Pour des informations complémentaires, cf Faniel, Annick, « Réflexions sur la période postnatale », CERE, 2018, [en ligne], http://www.cere-asbl.be/spip.php?article220 (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[33Selon Missonnier et Solis-Ponton (2002), cité par Zaouche Gaudron, Chantal, Exposés aux violences conjugales…p. 83. Notons que certains réseaux sont inefficaces. Par exemple, lorsque certains membres deviennent un poids supplémentaire pour les parents ou renforcent des stratégies d’ajustement dysfonctionnelles.

[34Les jeunes parents qui manquent de soutien et sont isolés peuvent aussi parfois « s’enfermer » avec leur bébé, avec le risque de créer des rapports fusionnels avec l’enfant et rendre difficiles les processus de séparations ultérieurs du bébé. Source : Chénard et coll., 1990 ; Rinfret-Raynor et coll., 1992 ; Savard, 2011. Source : Belot Rose-Angélique, Vennat Delphine, Moissenet Annick et al., « Accès à la parentalité et isolement familial La nouvelle solitude des parents »p. 17

[35Belot Rose-Angélique, Vennat Delphine, Moissenet Annick et al., « Accès à la parentalité et isolement familial La nouvelle solitude des parents » p. 10

[36Diamond, Jared, Le monde jusqu’à hier. Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles, Gallimard, 2013, p. 223

[37Ibidem, p. 223

[38Everett, Daniel, Le monde ignoré des Indiens pirahãs, p.137, cité par Diamond, Jared, Le monde jusqu’à hier… p. 224

[39Diamond, Jared, Le monde jusqu’à hier… p. 225

[40Selon la recherche de Savard, 2011, cité par Belot Rose-Angélique, Vennat Delphine, Moissenet Annick

 et al., « Accès à la parentalité et isolement familial La nouvelle solitude des parents p. 17

[41« Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19 juin -22 juillet 1946 ; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948 ». Source : https://www.who.int/fr/about/who-we-are/frequently-asked-questions (dernière consultation le 04 juillet 2019)

[42Zaouche Gaudron Chantal, Exposés aux violences conjugales, … p. 76

[43Bauman, Zygmunt, Source : « « Société liquide » : le retour sur la pensée de Zygmunt Bauman », La Grande table des idées, 2ème partie, 13 janvier 2017, en ligne, https://www.franceculture.fr/oeuvre/les-enfants-de-la-societe-liquide



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